Fabius : Pour une Gauche décomplexée
Laurent Fabius (AP) |
Je ne vais pas m'excuser d'être de gauche : c'est en substance le message adressé, mardi 31 octobre, par Laurent Fabius, qui revendique une "gauche décomplexée" centrée "sur les terrains concrets de préoccupation de l'électorat populaire et des couches moyennes". Récusant l'idée qu'il pourrait arriver en troisième position du vote des militants le 16 novembre, il dit avoir "bon espoir de gagner". A la question "croyez-vous toujours pouvoir vous imposer ?", l'ancien Premier Ministre répond, dans un entretien à l'hebdomadaire Lyon capitale publié mardi : "bien sûr". "Les débats commencent à briser le bruit médiatique et l'enfumage sondagier. La gauche, c'est la liberté de penser, pas le bourrage de crâne!", tonne-t-il. Et d'expliquer qu"'est en train de se former autour de (s)a candidature un vaste rassemblement de militants de sensibilités diverses".
"j'ai bon espoir de gagner".
DSK, social-démocratie à l'ancienne
Et de prévenir Dominique Strauss-Kahn que "la gauche doit porter un changement plus important que la social-démocratie à l'ancienne". Au passage, le candidat du "pouvoir d'achat" fustige la "stratégie de communication" de Ségolène Royal, qu'il accuse de proposer des idées iconoclastes sur l'encadrement militaire des primodélinquants, les jurys de citoyens ou l'ouverture au public des conseils des ministres "pour susciter une controverse dans l'opinion". "Si ça accroche on continue", "si ça décroche on fait machine arrière", fustige-t-il.
"Plutôt que de chercher à développer un contre-projet au moyen d'un concours Lépine des idées choc, parfois peu réalistes, parfois inefficaces, pour moi l'idée la plus nouvelle, c'est d'appliquer le projet socialiste!", tance le député de Seine-Maritime.