Fabius : Pour une Gauche décomplexée

Publié le par NouvelObs

Laurent Fabius prône une gauche décomplexée
NOUVELOBS.COM | 31.10.06 | 08:18

Le candidat socialiste affirme qu'il peut toujours gagner constatant que "les débats commencent à briser le bruit médiatique et l'enfumage sondagier".

  Laurent Fabius (AP)
Laurent Fabius (AP)
 

Je ne vais pas m'excuser d'être de gauche : c'est en substance le message adressé, mardi 31 octobre, par Laurent Fabius, qui revendique une "gauche décomplexée" centrée "sur les terrains concrets de préoccupation de l'électorat populaire et des couches moyennes". Récusant l'idée qu'il pourrait arriver en troisième position du vote des militants le 16 novembre, il dit avoir "bon espoir de gagner". A la question "croyez-vous toujours pouvoir vous imposer ?", l'ancien Premier Ministre répond, dans un entretien à l'hebdomadaire Lyon capitale publié mardi : "bien sûr". "Les débats commencent à briser le bruit médiatique et l'enfumage sondagier. La gauche, c'est la liberté de penser, pas le bourrage de crâne!", tonne-t-il. Et d'expliquer qu"'est en train de se former autour de (s)a candidature un vaste rassemblement de militants de sensibilités diverses".



"j'ai bon espoir de gagner".

A cet égard, l'ancien plus jeune Premier Ministre de France rappelle qu'un an avant son élection en 1981, François Mitterrand "n'était pas en tête dans les enquêtes d'opinion" mais "a tenu bon". Alors que les sondages le donnent dernier au PS avec 5 à 10% (chez les sympathisants, qui ne voteront pas pour l'investiture, contrairement aux militants), son entourage estime . Quant aux quelque 70.000 nouveaux adhérents du PS, son entourage veut croire qu'ils ne bouleverseront pas la donne lors du vote. Surtout, Laurent Fabius revendique une "gauche décomplexée" et pas "une vision tiède de la gauche". "Les militants n'ont pas voté pour une copie du programme de Tony Blair", lance-t-il à l'attention de Ségolène Royal.


DSK, social-démocratie à l'ancienne


Et de prévenir Dominique Strauss-Kahn que "la gauche doit porter un changement plus important que la social-démocratie à l'ancienne". Au passage, le candidat du "pouvoir d'achat" fustige la "stratégie de communication" de Ségolène Royal, qu'il accuse de proposer des idées iconoclastes sur l'encadrement militaire des primodélinquants, les jurys de citoyens ou l'ouverture au public des conseils des ministres "pour susciter une controverse dans l'opinion". "Si ça accroche on continue", "si ça décroche on fait machine arrière", fustige-t-il.

 

"Plutôt que de chercher à développer un contre-projet au moyen d'un concours Lépine des idées choc, parfois peu réalistes, parfois inefficaces, pour moi l'idée la plus nouvelle, c'est d'appliquer le projet socialiste!", tance le député de Seine-Maritime.

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Publié dans Interview

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