Fabius analyse la Déclaration de politique générale de Fillon

Publié le par Gérard CONTREMOULIN

Laurent Fabius analyse la politique du gouvernement


4 juillet 2007

Laurent Fabius était l’invité de France Inter. Il explique aussi vouloir prendre un peu de recul pour se consacrer activement à la réflexion. 


Ecoutez son interview :
http://www.laurent-fabius.net:80/article959.html

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Publié dans Interview

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L
Excuse-moi, je ne suis qu'un petit militant de base et je parle comme beaucoup d'entre nous avec les mots du coeur. Je ne suis pas polititien, je ne suis aucune tactique et je souhaite au plus profond de moi-même un monde de solidarité, d'amitiés et de justice et jusqu'alors et depuis fort longtemps, je pense que le parti socialiste est le mieux placé pour nous l'apporter, malgré beaucoup de désillutions. La première remonte sous les drapeaux lorsque j'ai cru que le Front Républicain allait apporter la solution à la crise algérienne, mais Guy Mollet, ce socialiste en peau de lapin m'a donné ma première déception politique. Depuis j'en ai eu d'autres, mais je reste fidèle malgré la dernière dont je maintiens les raisons. J'aurais bien un jour l'occasion de te rencontrer et j'en serais ravi. Bon été si celui-ci veut bien arriver. 
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G
Merci de ta réponse qui me touche.Comme toi, je crois que le parti socialiste est la seule organisation qui puisse, un jour, apporter non pas "plus de"... mais "la" justice sociale, "la" solidarité, etc.Mais pour cela, il lui faut rester lui-même et non pas se perdre dans les méandres des tractations tacticiennes dont nous mesurons l'ampleur des dégâts aujourd'hui.Bien sur qu'il ne faut pas perdre le langage du Coeur. Mais il faut faire appel aussi à celui de la Raison.On ne nait pas socialiste, on le devient et pas seulement par le coeur... D'où mes répliques. D'où aussi cette responsabilité de la formation fédérale que j'ai souhaité.J'aurai, moi aussi, grand plaisir à te rencontrer.Gérard Contremoulin
L
Espérons que cette réflexion l'amènera à ne plus mépriser le vote des militants qui n'aiment pas ça du tout (Europe, Présidentielle...), ainsi que ses fans.
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G
Pourquoi ces mots : "mépris", "aimer", "fan" sous ta plume ? Pourquoi ne choisis-tu que le seul  vocabulaire affectif pour traduire ta réflexion politique ? Il ne permet pas -et tu le sais- d'aller au fond de la réflexion, pourtant tant nécessaire ! Plus que jamais faire de la politique exige, aujourd'hui, de réfléchir. Mais en continuant ainsi, en ne cherchant qu'à mobiliser les affects des militants, leurs ressentis, leurs rancoeurs,  cela laisse penser que c'est une stratégie d'empêchement délibérée ! Ce serait une nouvelle preuve que l'analyse d'un résultat politique est toujours un enjeu.