Gérald Hérault : une situation comparable à 2002
Trois questions à Gérald Hérault
Gérald Hérault est maire de Montgeron et Vice-président du Conseil général de l’Essonne.
Pourquoi avoir fait le choix de s’engager derrière Laurent Fabius ?
Laurent Fabius est le seul candidat qui répond avec précision, cohérence et fermeté aux attentes de nos concitoyens. Leurs premières préoccupations s’appellent pouvoir d’achat, logement, emploi et éducation. Voilà ce que doivent être les priorités du candidat socialiste si l’on ne veut pas revivre un second 21 avril ! C’est sur une dynamique de gauche que nous avons gagné les élections régionales, cantonales et européennes en 2004. Pour être un élu de terrain, je vous affirme que nous sommes, malheureusement, dans une situation comparable à celle de 2002 et je crains que nous, socialistes, ne recommencions les mêmes erreurs.
Vous êtes Vice-président en charge du logement au Conseil général, comment jugez-vous la situation à ce sujet ?
Au contraire de la sécurité, c’est un sujet qui ne fait pas souvent la une des journaux et pourtant qui est tout aussi explosif. Quand on a la chance d’en avoir un, la part consacrée au logement par les foyers français est devenue considérable. A côté de cela, on n’arrivera à rien sans améliorer réellement la mixité sociale dans chacune de nos communes. Or, des villes riches continuent de refuser la construction de logements sociaux sur leur territoire, préférant même payer les amendes prévues par la loi SRU. Cette situation n’est plus acceptable, c’est pourquoi je suis parfaitement d’accord avec la proposition de Laurent Fabius qui permettrait aux Préfets de se substituer aux maires lors de la signature des permis de construire pour du logement social dans les villes qui font preuve d’une évidente mauvaise volonté.
Quel message adresseriez-vous à Laurent Fabius dans la période actuelle ?
Je suis à ses côtés depuis des années : je sais qu’il a la stature d’un homme d’État, les capacités intellectuelles et l’expérience nécessaires pour assumer la plus haute fonction de la République. Mais je connais aussi l’homme de cœur, chaleureux, profondément juste, humain, attentif à l’autre. C’est cette subtile alchimie entre le cœur et la raison qui forge les grands destins. Laurent est de cette trempe.
Je voudrais dire à celles et ceux qui se reconnaissent dans ses idées mais qui pensent que tout est déjà joué d’avance qu’ils se trompent. Les « bullocrates » qui font les sondages visent toujours à côté de la plaque ! L’histoire récente plaide en leur défaveur, je n’ai pas besoin de détailler les exemples... Seuls doivent compter les arguments de fond et la capacité des candidats à redresser le pays pour construire une égalité réelle.