Sur le Blog de Mélenchon
La forfaiture
La soi disant "décision" du PS concernant le boycott du congrès de Versailles est en réalité un coup de force médiatique. Ayrault l’a annoncé. le coup est parti. Puis il a modifié son propos, une fois sur d’avoir lancée la machine médiatique (ou naturellement personne ne vérifie rien). Puis le soir il n’en est pas dit un mot en Bureau National alors même que nous sommes trois à demander un débat (Lienemann, Valls et moi). Le lendemain, lettre du même Ayrault soulignant que la "cohérence" (sic) voudrait que les députés refusent d’abord de voter (NPPV) au moment du vote à l’Assemblée qui va précéder la réunion du Congrès à Versailles… La semaine prochaine, ca va être chaud pour lui je crois quand les députés vont être tous là…Puis François Hollande ce matin annonce que la « décision » de boycott est celle qui lui parait la plus cohérente pour affirmer la position du PS en faveur du référendum. Tel quel. Un foutage de gueule gros comme un éléphant. Bien sur, c’est totalement faux et manipulatoire, tout le monde le sait parmi ceux qui l’écoutent, lui aussi. Mais tout le calcul des « ouiouistes » dogmatiques est que l’opinion s’y perde, que l’embrouille soit totale et que le rideau de fumée permette de ne pas être pris la main dans le sac d’un déni de démocratie et d’une forfaiture sans précédent dans l’histoire du Parti depuis les promesses mensongères de Guy Mollet à propos de la guerre d’Algérie.
Avant de partir pour Besançon pour les obsèques de Raymond Forni, je publie ci-après la dépêche AFP qui s’est fait l’écho de mes réactions face à l’intenable position de Jean-Marc Ayrault consistant à se dire favorable à un référendum mais à renoncer à aller au Congrès du Parlement le 4 février à Versailles. C’est pourtant là qu’il faudra être présent et voter contre si l’on veut qu’une minorité de blocage des deux cinquièmes des suffrages exprimés contraigne Sarkozy au référendum. Je signale également qu’à ce jour 107 parlementaires de gauche, dont 61 socialistes, ont déjà signé l’appel du Comité National pour un Référendum et se sont donc engagés à voter contre la révision constitutionnelle à Versailles le 4 février.