Européennes : le Non de gauche s'abime dans la division

Publié le par Gérard CONTREMOULIN


Le « camp du non » part à la bataille en ordre dispersé


J'emprunte volontiers ce titre pour un chapeau de cet article sur la consultation européenne de juin prochain. Qu'il soit divisé entre la droite et la gauche, c'est naturel, mais qu'il soit divisé, aussi, à gauche est une catastrophe.

Néanmoins, le terme "d'euroseptiques" est inexact ! Notre vote s'appliquait à un cette orientation libérale du TCE. Mais l'autre orientation manque de forces politiques pour apparaître et prendre place comme une réelle propsition ALTERNATIVE à la liberale !

Cette consultation va marquer le deuxième rendez-vous (après la présidentielle et l'impossible "candidat commun"), non des nonnistes du 29 mars 2005 mais de ce qui apparaît bien maintenant comme la stratégie de l'échec dans la convergence du "NON de Gauche".

Il n'existe pas (encore) de volonté politique suffisemment forte qui permette d'unifier le front du refus de l'Europe libérale pour construire une autre Europe, une Europe du progrès social, des libertés collectives, de la démocratie, de la Laïcité.




Source
: lesechos.fr [ 10/03/09 ]



A droite, comme à gauche, les eurosceptiques lancent ces jours-ci leur campagne pour les élections du 7 juin. Crédités au total de 30 % des voix, ils se présentent très divisés, au risque de n'avoir que peu d'élus. Forts de la victoire du « non » au référendum de 2005, conscients que les élections européennes servent souvent de défouloir, ils se verraient bien créer la surprise en juin prochain. A trois mois du scrutin, les eurosceptiques sont crédités, au total, de presque 30 % des suffrages dans le dernier sondage Ifop. Mais ils abordent l'échéance en ordre dispersé. Du coup, difficile de savoir ce qu'il en sortira : pour obtenir des élus, chaque formation politique doit obtenir, dans chaque circonscription, au moins 5 % des suffrages exprimés.

· Le NPA

Le Nouveau Parti anticapitaliste, crédité de 9 % des intentions de vote, a refusé la main tendue par les communistes et les partisans de Jean-Luc Mélenchon, jugeant être les mieux placés pour tirer profit du rejet, à l'extrême gauche, de la politique de Nicolas Sarkozy. Le NPA, qui vient de se substituer à la LCR, a dévoilé ses têtes de liste hier. Omar Slaouti, enseignant à Argenteuil, conduira la liste en Ile-de-France, sur laquelle Olivier Besancenot devrait figurer en numéro trois, une place non éligible. Le leader trotskiste, qui ne souhaite pas aller à Strasbourg, a argué de la nécessité « de faire émerger, de nouveaux visages ». Le parti, qui espère surfer sur la popularité de son porte-parole, fera campagne sur son « refus de voir les travailleurs et la population de toute l'Europe payer une crise dont ils ne sont pas responsables ».

· Lutte ouvrière

En 2004, LO avait fait listes communes avec la LCR. Cette fois, l'autre parti trotskiste est contraint de faire cavalier seul. Arlette Laguiller, eurodéputée de 1999 à 2004, ne se présente pas. « Notre solution, ce n'est pas de refonder le capitalisme, ce n'est pas de moraliser le capitalisme, mais c'est de détruire le capitalisme », martèle Nathalie Arthaud, la porte-parole du parti et tête de liste dans le Sud-Est. LO est créditée de 3 % des intentions de vote.

· Front de gauche

Le PCF et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon ont lancé ce week-end la campagne de leur Front de gauche. Avec un objectif : faire de ces élections un « double référendum », contre l'Europe du traité de Lisbonne et la politique de Nicolas Sarkozy. Trois circonscriptions (Est, Sud-Est et Outre-mer) sont encore ouvertes pour de possibles alliances avec les Alternatifs - également courtisés par le NPA d'Olivier Besancenot -, voire le MRC de Jean-Pierre Chevènement. Ils sont crédités de 4 % des intentions de vote.

· Gaullistes-DLR

Crédité de 2 % des intentions de vote, Nicolas Dupont-Aignan rêve d'incarner le « «non» raisonnable ». Assurant avoir financé ses listes - il a lancé, pour y parvenir, une souscription nationale -, le député gaulliste, président de Debout la République, lance le 24 mars sa campagne « pour une autre Europe, radicalement différente ». « Euro cher, délocalisations, concurrence déloyale, régression sociale, soumission aux Etats-Unis, mépris du suffrage universel : l'échec des partisans de la supranationalité est flagrant et sans appel », insiste l'ex-UMP, prônant les co- opérations autour de projets concrets et la suppression de la Commission de Bruxelles. Lui-même ne figurera qu'en deuxième position en Ile-de-France, derrière le professeur de droit Anne-Marie Le Pourhiet.

· Libertas

Replié en Vendée depuis la présidentielle, Philippe de Villiers se fait à nouveau entendre. Ces derniers jours, le président du MPF a dénoncé, pêle-mêle, le projet de loi sur le statut des beaux-parents, le rapport Balladur sur la réforme des collectivités territoriales et le retour de la France dans la structure militaire intégrée de l'Otan. Le tout avant de lancer, demain, sa campagne européenne. Réclamant une Europe « démocratique, transparente, protectrice », il part à la bataille avec le mouvement CPNT (Chasse, Pêche, Nature et Traditions) de Frédéric Nihous, sous la bannière « Libertas » de l'Irlandais Declan Ganley, leader du « non » au traité de Lisbonne dans son pays. Philippe de Villiers sera tête de liste dans l'Ouest. En 2004, le MPF avait obtenu 6,67 % des voix, CPNT 1,73 %. Le dernier sondage Ifop les crédite de 5 %.

· LEPEN

Le parti de Jean-Marie Le Pen, qui tient ce week-end à Arras sa « grande convention européenne » sur le thème du « retour des nations », joue gros. Pour apporter la preuve qu'il a encore un avenir alors que les scrutins des deux dernières années ont été désastreux pour lui, le FN n'a d'autre choix que de faire aussi bien qu'aux européennes de 2004, soit 9,81 % des voix. Pas sûr que le contexte de crise et - selon lui - de « décadence morale » suffise aux Listes d'entente populaire et nationale (pour LEPEN), emmenées par Jean-Marie Le Pen dans le Sud-Est et sa fille Marine dans le Nord. Le Parti de la France, tout juste créé par Carl Lang et d'anciens membres du FN, sera présent, aussi, dans plusieurs circonscriptions.

RENAUD CZARNES ET PIERRE-ALAIN FURBURY, Les Echos
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Publié dans Europe

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L
Cher Gérardje prends ma plume pou prendre de tes nouvelles et je souhaite de ta part des explications claires et rationnelles de cette débacle electoralemerci d"avancesalutations socialistesmax de beuzeville 
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A
mon vieux gerard, Tu as raison quand tu dis qu'il faut tirer le vcentre du PS toujours plus à gauche, c'est ce que nous avons fait depuis 30 ans, Mais des lors ou les lignes ne bougent pas ou plutôt quand se centre glise vers la droite faut-il perserver et rester, ou l'option de sorti ne prezsente t-elle pas des avantages.Le resultat des elections Europeennes tant sur le plan national, qu'international aujourd'hui le confirme, le refuge dans l'abstention et la montée du liberalisme voire des extreme dans les moments de grande depression economique, et sociale est une constante historique', des lors ou les partis qui (historiquement) sont pour les luttes sociales, et l'amelioration  sociale oublie sont action et sa raison d'etre au fils des ans et apparait comme incapable de repondre aux preoccupations des plus demunis.Esperont que ce coup de semonce soit salutaire pour le PS et qu'effectivement vous puissiez faire bouger ce centre que depuis 30 ans nous essayons mais en vain de faire bouger.Ou alors Ami, oublie nos rancunes  par suite de differences de strategie et venez nous rejoindre, votre place vous attend toujours
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B
Dialogue de sourds?Je t'assure que j'ai bien lu ton "chapeau" et je te demande simplement de choisir aussi des "papiers" rapportant ce que défend le Front de Gauche. Je comprend que pour toi se soit difficile.Parler de trahison pour Jean-Luc Mélenchon, comme tu y vas!Il reste fidèle à ses valeurs et opte pour la meilleure façon de rassembler la Gauche de transformation, qui est, je te l'accorde, encore divisée à cette heure. Mais la persévérance et l'argumentation ne lui manquent pas, ainsi qu'à toutes celles et tous ceux sont  rassemblés, avec lui et Marc Dolez, dans le Parti de Gauche. Le PG, où je te prie de croire, il fait bon vivre, à l'inverse de la zizanie permanente qu'il me fallait subir au sein du PS.Comment peut-on, à la fois,être pour l'Europe capitaliste du Traité de Lisbonne et son marché "libre et non faussé" inscrite dans le Manifesto du PSE et défendre une Europe sociale, une Europe du partage des richesses et du Service public à la portée de tous.Crois bien, Gérard que je ne suis pas "faché" ou inconstant comme tu l'insinues, mais bien au contraire, déterminé à poursuivre avec les idées que je défends aujourd'hui comme hier.Il arrive que l'amitié, pour durer demande la franchise, mais pour moi, un ami est toujours un ami. Et d'ailleurs, une vraie confrontation ne peut se faire qu'entre amis!   
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B
C'est des "Echos' de gauche ça?Tu n'aurais pas, Gérard, d'autres références journalistiques pour nous parler de la possibilité de construire "une autre Europe" que celle qui associent le Front de Gauche aux eurosceptiques?"Nous portons une force qui est plus grande que nous!" Jean-Luc Mélenchon 
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G
<br /> Bernard,<br /> Lis donc mon chapeau à cet article... Je dis précisément que cet amalgame est inexact ! Tu m'avais habitué à une lecture plus "complète" avant de te "fâcher".<br /> Mais puisque tu cites Jean-Luc, je vais te dire le fond de ma pensée.<br /> J'ai partagé 30 années de militantisme avec Jean-Luc. De Metz à Reims.<br /> Il nous rassemblait sur une ligne stratégique claire : le rôle d'un courant de gauche dans le mouvement socialiste c'est d'en déplacer le centre de gravité toujours plus à gauche. Et pour cela, il<br /> faut être DEDANS.<br /> Je ne vois aucune raison nouvelle aujourd'hui qui serait différente de celles que nous avons rencontré durant ces 30 années et qui justifierait l'anulation de cette stratégie. Mais je sais que<br /> beaucoup de nouveaux camarades l'y poussait.<br /> La "sortie" de Mélenchon, outre le fait qu'elle correspond à un suicide politique, est une trahison du combat mené ensemble durant tout ce temps.<br /> Je ne suis pas, comme toi, un habitué des allées et venues dans et hors du parti.<br /> Je regrette cette immense erreur !<br /> Et je constate qu'elle correspond, aussi (et c'est un comble !), à une rupture de l'amitié qui nous liait. C'est beaucoup moins important que le reste puisque c'est personnel, mais quel gâchis<br /> !<br /> <br /> <br />