Marc-Antoine JAMET : le défi pour gagner villes et cantons...

Publié le par Gérard CONTREMOULIN



La politique se fait avec des partis politiques, pas avec des transfuges et des alibis.


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1) Les socialistes doivent, à la fois, rester eux-mêmes, conserver leur identité, et s’ouvrir aux autres, accepter la diversité, pour comprendre le monde qui les entoure. C’était l’enjeu des présidentielles. Nous l’avons laissé échapper. C’est, à l’échelle locale, plus modeste, plus simple, le défi pour gagner, dans l’Eure, villes et cantons.
 

Autour de cette double contrainte s’est faite l’histoire du PS. Surmontée, analysée, valorisée à Epinay, elle a conduit François Mitterrand à la victoire de 1981. Niée, oubliée, contournée, elle nous a, plusieurs fois, précipités vers la défaite.
 

Pour conserver notre ADN (sans le tester), progrès, justice, solidarité, pour affronter une droite qui n’a pas changé, injuste, dure, conservatrice, il est inutile de s’embarrasser des bandes molletières du MoDem. A contrario, nous ne pouvons nous priver de l’énergie et des idées de nos amis communistes et de nos alliés des verts. La politique se fait avec des partis politiques. Au Gouvernement comme dans les communes, pas avec des transfuges et des alibis. Sociales ou environnementales, nos partenaires seront les gardiens de nos promesses. Ils apportent une vision critique ou différente à une majorité qui, parce qu’elle pourrait être dans notre commune, uniquement socialiste, ne doit justement pas être monochrome et monocorde.
 

Le conseil municipal de Val-de-Reuil devra également ressembler, davantage, à la ville de Val-de-Reuil, aux visages de ses rues, de ses écoles, de ses associations. Parce qu’il est précisément indifférent aux races, aux religions, aux origines, il devra, sans notion de quotas ou de communautés, faire appel à la richesse, au métissage, à l’originalité d’une population qui parvient, de manière exemplaire, à concrétiser un miracle essentiel et quotidien celui d’un « vivre ensemble » apaisé, respectueux, harmonieux. Enfin, si la collectivité doit, pour l’avenir, se construire sur trois piliers, expérimentation écologique, modernité technologique, participation citoyenne, elle ne le fera qu’avec ceux qui incarnent cette ambition et forment la relève. Notre équipe devra continuer de profiter de l’expérience de ceux qui ont fait naître la ville, voici 35 ans, mais aussi s’appuyer, 50% des habitants ayant moins de 25 ans, sur ceux qui y sont nés ou venus plus récemment.
 

2) Le bilan ? Il tient en une réalité. En reprenant le document qui énonçait, en 2001, nos « 101 propositions », force est de constater, ce n’est pas avec une trop grande violence que je m’y résous, que nous avons tenu nos promesses, nos engagements. Des finances assainies, la moitié des 14 écoles, 3 collèges et lycée, reconstruits ou modernisés, des milliers de logements radicalement améliorés, transformés, humanisés, un cadre de vie qui s’est modifié et, avec ces premiers résultats, des habitants plus nombreux, un quartier d’entrée de ville qui se construit, des emplois et des entreprises créés, une image changée et la confiance retrouvée. Demain, il faudra poursuivre cet effort, dans les mêmes termes, avec les mêmes orientations, il reste tant à faire, notamment pour mener à bien notre opération de renouvellement urbain, continuer à faire chuter l’extrémisme et raviver la citoyenneté. Mais c’est autrement et autour du développement durable, de la modernité et de la justice sociale que nous devrons imaginer les six prochaines années et pour un programme plus proche des gens, mais aussi profondément différent, ordonner nos idées. Des idées de Gauche.


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Publié dans Analyses

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