Mélenchon revient sur la mobilisation des étudiants

Le fond de l'air est chaud
Le mois de novembre est frais mais le fond de l’air est chaud. Les mouvements sociaux qui s’engagent donnent une trame particulière aux cours du temps qui vient. Quelle que soit leur issue, ils auront une portée plus longue que pour le seul instant dans lequel ils se produisent. La grève des transports le 14 novembre met en mouvement des gens qui se font voler plusieurs années de retraite et de pouvoir d’achat. On peut penser qu’ils ne l’oublieront pas de sitôt. La grève contre la carte judiciaire ne laissera par définition aucune trace dans la conscience des pauvres qui vont en pâtir, c’est sur. Mais c’est la première fois que vont agir de concert les petites mains des tribunaux et les juges qui s’y trouvent. Toute la bonne société des provinces sera par la force des choses interpellée sur le sens de toute cette inhabituelle agitation. Quand à la mobilisation des étudiants, sans préjuger de ce qu’elle donnera, elle a d’ors et déjà le mérite de faire s’interroger sur le contenu d’un texte de loi adopté dans une démoralisante indifférence au début de la session parlementaire qui a suivi l’élection présidentielle. Je m’aperçois que les argumentaires du gouvernement, ceux qui nous ont été servis pendant le débat parlementaire ont été distribués dans les salles de rédaction. Je ne sais pas si l’UNEF a pensé à envoyer les siens. Je vais donc recommencer à mettre en ligne les miens, sur les points qui me paraissent les plus saillant. Ici je commence par le commencement. C’est-à-dire par le prétendu mauvais classement des universités françaises qui justifierait la nouvelle loi. J’y reviens parce que cet argument tourne en boucle.
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