| Dans un long article de la revue du Parti socialiste Jean Luc Mélenchon, sénateur de ce parti, nous propose de tirer quelques leçons des évolutions en Amérique latine.
Commençons par les références à l’Internationale socialiste à laquelle appartient. Il note avec justesse l’échec de la social-démocratie de partis « souvent affiliés à l’Internationale socialiste » : le MIR en Bolivie, le PSDB au Brésil ou l’AD au Venezuela. « Au fil du temps, la donne politique s’est ajustée et les sociaux-démocrates de tout le sous-continent sont entrés dans des alliances avec la droite pour conserver le pouvoir ». Mais pourquoi cette lutte réduite au pouvoir pour le pouvoir ? Nous ne le saurons pas. Il note aussi au sujet de Lula : « Le PT a toujours refusé d’être assimilé à la mouvance social-démocrate en refusant d’adhérer à l’Internationale socialiste ». Observateur au dernier congrès de la dite Internationale qui s’est tenue en 2003 au Brésil, il semble plutôt que l’absence du PT dans cette instance tienne surtout au refus de partis brésiliens déjà membres comme le Parti démocratique laboriste. Pour le Mexique cependant l’Internationale voit large : elle accueille sans broncher aussi bien le PRD dont Andres Manuel Lopez Obrador fut le candidat malheureux à la dernière présidentielle, que le PRI qui n’hésite pas à s’allier à son adversaire de la droite dure ! Mélenchon propose un grand tour d’horizon mais il fait l’impasse sur deux pays symboliques, Cuba et le Nicaragua. Rappelons que le Front sandiniste de Daniel Ortega revenu au pouvoir en cette fin 2006 (en fait, comme ils disent là-bas, le Front daniéliste) est membre de l’Internationale socialiste tout en étant allié à la droite la plus dure de son pays, car cette droite n’est pas jugée fréquentable par les USA ! Accéder au pouvoir pour le pouvoir est bien la marque des membres d’une Internationale qui n’a plus que cet objectif pour rester uni. La présidente du Chili et le président du Pérou en sont membres : sont-ils pour autant d’accord pour régler le cas de Fujimori l’ex-président du Pérou emprisonné actuellement au Chili ? Les forces nouvelles de gauche sont hors de l’Internationale socialiste ? .../... |