| En dépit d’un sursaut le 17 juin, la séquence électorale 2007 s’achève pour le Parti Socialiste sur une nouvelle défaite. En 2002, la confusion liée au score de Le Pen et à la dispersion des voix au premier tour on empêché de bien mesurer la réalité de la défaite de Lionel Jospin. Mais les résultats nus du premier tour de la présidentielle (25% pour le PS et 37% pour toute la gauche) posent maintenant la question de l’avenir du courant socialiste (et de toute la gauche traditionnelle) dans notre pays. S’il ne s’agissait que de la France, on pourrait toujours mettre ça sur le dos de l’une de nos si fameuses « exceptions françaises ». Mais on le sait bien : la crise du socialisme est profonde.
Refonder le socialisme ? Les partis qui se disent socialistes, c’est l’Italie où le parti des DS se font dans un parti centriste démocrate chrétien, le PD, la Grande-Bretagne où le vieux Labour a été englouti par les néolibéraux blairistes, l’Allemagne où la SPD en pleine débandade liquide l’état social, seule d’abord sous Schröder, puis en collaboration avec la CDU/CSU, l’Amérique Latine où les partis sociaux-démocrates sont des partis de droite contre qui se sont construites de nouvelles forces socialistes - comme au Brésil avec le PT, au Venezuela, en Bolivie, etc. Comprendre cette crise dans toutes ses dimensions ce serait une tâche immense, mais il serait utile de commencer à s’y mettre sérieusement. Sans prétendre répondre à toutes les interrogations et sans chercher à traiter la question dans toute son ampleur, je me limiterai ici à la situation française et je voudrais donner quelques linéaments pour un nouveau programme socialiste. DÉCLIN HISTORIQUE ? Avant toute chose, il faut clarifier les raisons de ce déclin socialiste patent. .../... |