Pour gagner, il faudrait

Publié le par Gérard CONTREMOULIN



Refaire de la politique.
 

Dès les premiers jours de 2008, les vieilles habitudes réapparaissent…
 
Les plus chauds partisans de la rénovation du parti socialiste reprennent les chemins coutumiers. Ségolène Royal annonce sa candidature à la direction du parti ! Et dans la foulée, c'est Pierre Moscovici qui avait pris la précaution d'envoyer ses vœux à beaucoup plus de militants qu'à l'accoutumée. Et Bertrand Delanoé entretient le suspense…
 
Mais de proposition de ligne politique, point !
 
C'est ainsi que le parti socialiste s'est complètement laissé submergé par les pratiques antidémocratiques de la 5° république et notamment de la plus détestable d'entre toutes : l'élection au suffrage universel direct du chef de l'exécutif. C'est l'actuel article 7.14 de nos statuts !
 
J'ai toujours regretté de ne pas avoir été en age de voter en 1962, car j'aurai rejeté la modification constitutionnelle, me rangeant derrière les arguments de Gaston Monnerville, alors président du Sénat…
 
Et le parti socialiste a longtemps maintenu le primat du politique sur les questions de personnes en faisant en sorte que ses premiers secrétaires, à tous les niveaux (national, fédérations, sections) soient les camarades qui étaient les premiers signataires des motions majoritaires. De sorte que l'application de la ligne politique était placée sous la responsabilité de celui ou de celle qui en avait assuré le leadership pendant les débats politiques des congrès.
 
Or, en 1995, sous le prétexte déjà de modernisation du parti, cette règle a été abandonnée au "bénéfice" de l'élection des premiers secrétaires au suffrage universel, INDEPENDEMMENT de la ligne politique à appliquer. C'était ouvrir la porte à l'électoralisme le plus cynique d'une part et à l'irruption de la dictature des sondages et des médias dans notre vie interne d'autre part.
 
On constate les ravages que cela a produit lors des primaires de l'élection présidentielle au dernier trimestre 2006 ! Mais le comble, c'est que les trois patrons des organes de presse qui ont joué un rôle majeur dans cette dictature des sondages sont trois "amis" proches de l'actuel président. De là à dire qu'il a lui-même choisi le candidat des socialistes est un pas qui est de plus en plus souvent franchi…
 
Il y a fort à parier qu'aux USA, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les républicains et la force des médias, redoutant Hillary Clinton, ne cherchent à privilégier Barrack Obama, misant sur le peu de chances qu'il aurait d'être finalement élu !
 
Et, dans toutes ces manipulations, où est la politique ? Où sont les idées, les programmes ?
 
Sans un retour aux idées, à l'idéologie, les socialistes n'ont AUCUNE chance de reprendre la main. C'est plutôt à partir des propositions de programmes, d'alliances et de stratégie que l'on redonnera du souffle à notre bataille. Sûrement pas par une énième réédition de ce qui ne peut qu'apparaître comme "Règlement de comptes à OK Corral" !
 
Que le Premier Secrétaire soit celui ou celle qui sera le premier signataire de la motion majoritaire et non le "chouchou" des médias !

Gérard Contremoulin

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B
Peut-être l' exprimerais-je moins bien, mais c'est bien la conception que je crois juste pour offrir une ALTERNATIVE  crédible et capable d'entrainer une majorité de la classe salariale et populaire.Et en plus, de montrer une volonté de rassembler toutes les forces de Gauche de notre pays.
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