Réforme du Droit de Grève : Sarko recule !

Publié le par Gérard CONTREMOULIN

 

La réforme du droit de grève de Nicolas Sarkosy ne concerne plus le privé

 

Cela fait partie des retouches discrètes que Nicolas Sarkozy apporte à son programme ; celles qui, comme sur le contrat unique de travail, cherchent à rassurer. Hier, son porte-parole, Xavier Bertrand, a réduit la voilure sur la limitation du droit de grève préconisée par le candidat de l ' UMP à la présidentielle. Comme le service minimum, l ' obligation d ' organiser un référendum à bulletin secret au bout de 8 jours d ' arrêt de travail s ' appliquera « dans les entreprises en charge d ' un service public, dans les universités et dans les administrations », a-t-il expliqué à « La Tribune ». Ce n ' est pas ce qu ' avait dit Nicolas Sarkozy en annonçant la mesure, il y a 9 mois et qu ' il a répété le 14 janvier. L ' organisation d ' un référendum lui semblait « normal » en cas de « grève dans une entreprise, qu ' elle soit publique ou privée, ou dans une université ».

 

La condamnation unanime de la mesure par les syndicats a sans doute joué. De même que le fait que les grèves de 8 jours se font très rares dans le privé. Le risque d ' inconstitutionnalité n ' est pas pour rien non plus dans la révision à la baisse de la proposition. Le droit de grève est en effet individuel : il n ' est pas possible d ' interdire à un salarié d ' arrêter le travail au motif que la majorité de ses collègues serait contre.

 

Prudence

 

En se focalisant sur le secteur public, l ' UMP espère passer entre les mailles du filet en se fondant sur l ' exigence de leur continuité lui aussi un « principe constitutionnel », rappelle Xavier Bertrand. L ' essentiel serait sauf, puisqu ' il s ' agit avant tout de limiter les capacités de résistance des agents des services publics aux réformes que Nicolas Sarkozy pourrait engager à son arrivée. Derrière un ton affirmatif, son porte-parole reste cependant prudent. Il se garde d ' affirmer qu ' un référendum majoritaire pourrait contraindre à la reprise du travail. En revanche, il précise qu ' il « ne faut pas que la majorité soit empêchée de travailler si elle en a envie ».

Source : Les Echos

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Publié dans Programme

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