PRS : Résolution du Conseil National
Résolution
Dans trois mois presque jour pour jour se tiendra le premier tour de l’élection présidentielle.
Cette élection survient au terme des cinq années de droite au pouvoir qui ont suivi le désastre du 21 avril 2002. Celles-ci ont systématiquement aggravé l’état d’urgence sociale et politique que connaît notre pays.
L’Etat d’urgence
● Après cinq ans de droite, l’urgence sociale est plus criante que jamais. Plus de 1 200 000 adultes vivaient en 2006 avec le RMI (20% de plus qu’en 2002). La moitié d’entre eux n’est pas inscrits à l’ANPE et un quart a des enfants à sa seule charge. On dénombre 3,5 millions d’allocataires des minima sociaux et 6 millions de personnes en vivent. Toutes catégories confondues, le nombre de chômeurs recensé par l’ANPE dépasse les 5 millions.
S’il faut d’abord mentionner cette pauvreté de masse, c’est qu’elle n’est pas un à-côté du système. Elle en est le cœur. Elle est à la fois un instrument et la manifestation la plus significative du déséquilibre social organisé par le capitalisme de notre temps. D’un côté une accumulation record, de l’autre la destruction progressive des protections sociales sans laquelle une telle accumulation de richesse ne serait pas réalisable. La pauvreté de masse est le résultat de l’austérité salariale, de la précarisation du travail, des déremboursement médicaux et autres forfaits à la charge des malades, de la diminution du montant des retraites, de l’affaiblissement des services publics, de la spéculation foncière et immobilière. Elle témoigne de la dégradation générale de la condition salariale. D’ailleurs, sur dix personnes sans domicile fixe, plus de 3 en moyenne sont des personnes qui travaillent et qui reçoivent un salaire.
La situation faite à ces travailleurs pauvres résume le moment que vit le salariat de notre pays.
.../...
Lire la suite : http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/archive/127/