Journalistes et ministres...
Impartialité de l'information, respect de la vie privée. Transparence ?
Chacun se souvient de la décision d'Anne SINCLAIR de quitter "Sept sur Sept", l'émission politique en prime time qu'elle animait (si bien). Epouse de Dominique Strauss Kahn, ce dernier allait devenir ministre du gouvernement Jospin en juin 1997. A l'époque, l'honnêteté de sa décision avait été unanimement saluée. Précisément parce que personne ne le lui demandait et surtout, parce que DSK était, pour quelques jours encore, dans l'opposition.
Depuis, d'autres situations analogues se sont produites dont le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles tranchent avec cette posture intellectuelle et éthique !
La vie privée doit être garantie. La liberté de la presse aussi. Chez le citoyen lambda, ce sont des attentes absolues. Chez les journalistes, aussi. Mais voilà : celui qui reçoit l'information doit pouvoir identifier l'endroit d'où parle celui qui la donne pour pouvoir apprécier s'il y a ou non conflit d'intérêts. La nature du média, ici la télévision, influe beaucoup par sa large audience. Qu'elle procède du service public ajoute à cette exigence.
Il n'est pas si simple, alors, pour une personnalité médiatique, de concilier vie privée et vie publique...
Il ne s'agit absolument pas de préjuger du respect de la déontologie par les journalistes concernées, mais on ne peut nier l'interrogation que suscite ce type de situation...
Dommage que Béatrice Schoenberg, Marie Drucker et quelques autres aient moins d'inspiration qu'Anne Sinclair !
Sur cette question :
Lire l'édito de Guy Birenbaum : http://birenbaum.blog.20minutes.fr/
Lire l'article de Daniel Schneidermann : http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=501