Un nouveau militant, Yvan Lubrany : pourquoi je soutiens Laurent Fabius

Publié le par Yvan Lubrany

 

Yvan Lubrany, nouveau militant : "Pourquoi je soutiens Laurent Fabius"

 

Yvan Lubrany est un nouveau militant de la fédération de l’Essonne (section de Marcoussis). Ancien président du Club Forum Rhône (1992-1993) et membre du Bureau du MJS de Lyon, militant rocardien à cette époque, il a quitté puis rejoint le Parti Socialiste en 2006 et soutient aujourd'hui la candidature de Laurent Fabius.

Réformer pour transformer la société

Si j'ai rejoint le Parti Socialiste, c'est parce que j'ai senti qu'un certain nombre de mes camarades avaient tiré des enseignements du désormais célèbre 21 Avril 2002, puis de la division opérée à l'occasion du référendum sur la Constitution européenne.

J'avais moi-même à l'occasion de ces épisodes politiques ressenti à quel point notre parti s'était détourné de ses racines idéologiques alors même que le capitalisme triomphant était devenu dangereusement implacable.

Si être à la gauche de notre parti, c'est faire ce constat et préconiser des solutions radicales pour transformer notre société au lieu d'accompagner mollement le capitalisme sur les chemins qu'il nous trace, je veux bien, tout rocardien que je fus, être à la gauche de notre parti.

Dès lors, si le projet socialiste contient la base idéologique d'une transformation sociale qui doit être aujourd'hui l'objectif et la raison d'être de la gauche française, il ne me semble pas être brandi par nos 3 candidats avec le même entrain.

Sur trop de questions, Ségolène Royal est évasive et manque de précision, comme si ses prises de positions personnelles ne devaient être guidées que par l'opinion. Je rappelle à ce sujet qu'en d'autres temps - glorieux - la peine de mort avait été abolie malgré une opinion en majorité hostile. La clarté dans les positions, gage d'honnêteté et de courage politique, m'amène à ne conserver plus que 2 candidats.

De ces 2 derniers, j'écarte celui qui, sans même présager des solutions "petits pas" qu'il préconise, fait un constat de la situation économique et sociale dans notre pays qui manque singulièrement de sévérité et d'actualité. En effet, Dominique Strauss-Kahn ne semble pas prendre la mesure de l'empêtrement de nos sociétés dans les rouages d'un capitalisme mondial exacerbé qui avale tout sur son passage. La social-démocratie, s'entend aujourd'hui plus que jamais comme une habile négociation avec le Capital... Mais le fait d'obtenir quelques rations supplémentaires d'un preneur d'otage n'augure pas forcément qu'il va nous libérer...

Quel doit être alors le choix de la gauche demain, et a fortiori celle de la gauche française ? Réformer ou transformer ? Arrondir les angles ou forcer la rupture ? Laisser les fonds de pension américains envahir nos joyaux industriels ou protéger l'outil de production ? Laisser le patronat déréglementer pas à pas le monde du travail ou défendre et protéger les travailleurs ?

Laurent Fabius incarne aujourd'hui la volonté et le courage politique de s'affirmer à gauche et de proposer aux citoyens des solutions de gauche.

C'est là tout l'enjeu des prochaines élections, pour rendre à la France ce qu'elle a perdu avec Chirac, et gouverner au delà, dans une confrontation inévitable avec les modèles imposés, en servant d'exemple à une Europe large et tolérante dont nous fûmes les inspirateurs, et dont nous devons créer encore et défendre les objets politiques et sociaux.

Nous sommes plus que jamais à la veille d'une nouvelle Internationale Socialiste qui devra créer un nouveau modèle politique pour les générations futures.

Bien sûr, mais est-il besoin de le rappeler puisque notre démarche est interne au PS, quelque soit le candidat investi, il faudra se battre sans états d'âme pour son élection devant les français.

Le soutien à Laurent Fabius nous permet simplement de gagner du temps, parce qu'il a lui-même intégré ces enjeux, pour commencer au plus tôt un combat autour duquel nous nous rassemblerons de toute façon.

Et là où certains s'étonnent de l'évolution idéologique d'un homme qu'on ne classait pas à la gauche du parti, d'autres s'en félicitent. Permettez-moi donc de m'en féliciter.

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Publié dans Soutiens

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