La parenthèse "Royal" se refermerait-elle ?

Publié le par Gérard CONTREMOULIN


Quinze jours après avoir dit vouloir prendre la tête du parti, Ségolène Royal paraît isolée.



Source : LIBERATION, samedi 19 janvier 2008



Où en est l’effet Royal sur le PS ?
Quinze jours après avoir levé un coin de voile sur son intention de prendre le parti, Ségolène Royal ne semble pas avoir déchaîné les passions. Du côté des écuries rivales, on tente, sans surprise, de minimiser : «L’impact est complètement nul», jure le député Jean-Jacques Urvoas, proche de DSK. «Le parti est très réservé. Les gens ont renvoyé ça à après les municipales», assure le fabiusien Claude Bartolone. Plus inquiétant : même parmi ses soutiens, actuels ou passés, l’initiative n’a pas convaincu. «Elle aurait pu susciter des réactions considérables de tous ses anciens soutiens, des prises de position multiples, juge un ex-membre de son équipe de campagne. Mais ça n’a rien donné. Elle vient de faire une faute politique…»


Royal, a posteriori, justifie sa sortie du bois :
«C’est le contraire qui aurait surpris, si j’avais continué à perdre mon temps. Les gens se disaient : "Mais pourquoi elle ne part pas plus tôt ?" J’ai donc fait un pas en avant.» Lequel, s’il était revendiqué par une partie de ses proches, a quelque peu surpris. Même au sein du premier cercle. «Je savais où elle voulait aller, mais je ne connaissais ni le moment ni la manière», concède Jean-Louis Bianco, son ex-codirecteur de campagne, qui défend sa candidate : «C’était le bon moment pour être entendu. Plus tard, nous aurions été dans la bataille des municipales.»


L’argument n’est pas partagé, loin de là, par beaucoup de dirigeants du parti. A commencer par François Hollande, qui met en garde : «Dans cette période, moins on parle de congrès, mieux les cadres et les candidats se portent. Pour les militants, qui ont une sympathie pour elle, ce n’est pas invraisemblable qu’elle devienne dirigeante du PS.»


Ces réserves se vérifient du côté des fédérations du PS, petites ou grandes.
Lesquelles, pendant la primaire, étaient tombées les unes après les autres dans l’escarcelle royaliste. «Il n’y a pas eu de retombées. C’est trop tôt», estime Michel Morin, Premier Secrétaire des Côtes-d’Armor. «Pas d’hostilité, mais pas d’engouement non plus. Huit mois après les élections, les militants ne sont pas en train de se dire : "C’est elle, et non un tel"», résume Gilles Pargneaux, patron de la puissante fédération du Nord.


Serge Janquin, responsable de l’influente fédération du Pas-de-Calais, se montre plus dubitatif encore :
«Il n’y a pas eu beaucoup d’effet, et même des réactions négatives. Le sentiment général, c’est qu’on ne se positionne pas maintenant pour la présidentielle…» Jean-Jacques Urvoas résume : «Il y a toujours une grande prudence chez les barons locaux, qui attendent de voir comment se passe la sélection. Ce parti a conservé l’instinct grégaire…»


Quant au comptage des troupeaux, Jean-Louis Bianco en convient : «Quantitativement, on ne peut pas vraiment clarifier les choses.» On peut, en revanche, comptabiliser les défections. Après Christophe Chantepy, son directeur de cabinet de la présidentielle, disparu de la circulation, après son ancien porte-parole Arnaud Montebourg, qui a pris ses distances pour rejoindre les «reconstructeurs» à la recherche d’une hypothétique troisième voie entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, c’est Julien Dray, l’ancien conseiller spécial, qui a pris le large. Au point de songer à se présenter au poste de Premier Secrétaire… «Elle est seule, avec Vincent Peillon et Jean-Louis Bianco, tacle l’un des "déserteurs". Tout le monde a pris ses distances, et rares sont ceux qui sont d’accord avec sa récente sortie. Comment va-t-elle faire ?» Question délicate pour l’ex-candidate, qui après les postures christiques, pratique plus volontiers l’œcuménisme socialiste. Proposant, par exemple, au fabiusien Alain Vidalies de l’aider à plancher sur ses émissions : «Quand j’ai lu le message, j’ai cru que c’était une erreur», lâche le Secrétaire du PS aux entreprises…


Toujours réticente quant à la constitution d’un courant, elle se résout à «réorganiser son équipe». Tout en conservant un mode de fonctionnement original. «Elle a une espèce de folie de sa liberté qui est particulière. C’est quelqu’un qui n’accepte pas le prêt-à-penser, les autorités traditionnelles, l’instrumentalisation», résume Vincent Peillon. Une proche le dit autrement : «Elle continue à ne pas travailler sur le fond. Avant, on pouvait se dire que c’était le rythme fou de la campagne qui l’en empêchait. Mais avec ces histoires de congrès et de voyages à l’étranger, elle ne s’est toujours pas plongée dans le cœur des dossiers. Elle continue à mettre ensemble, dans des réunions, des gens qui n’ont rien à se dire, à changer son agenda et le contenu de ses discours au dernier moment… On reste dans le flou.»


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Publié dans Parti socialiste

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Je crois que c'est aujourd'hui au grand jury RTL que Ségolène va perdre toute crédibilité auprès des citoyens.En se montrant incapable de se démarquer des faux-culs qui font toujours semblant de ne pas comprendre que pour obtenir une ratification référendaire (comme 70% des français le souhaitent) du Traité de Lisbonne, il est nécessaire et suffisant que les députés et les sénateurs socialistes votent non à la réforme constitutionnelle du 4 février à Versailles, Ségolène Royal va perdre la confiance de tous les français qui certes ne comprennent pas tout dans cette procédure, mais ont bien compris que les socialistes qui s'abstiendront renonceront à obtenir la voie référendaire.  Ces français sont bien plus nombreux que tous ces socialistes que je rencontre et qui font fi du droit du Peuple à être consulté par voie référendaire.Pour la majorité des faux-culs, les conséquences seront légères. Mais pour les Ténors qui voudraient être candidats en 2012..la note sera plus salée. Les français vont en plus se rendre compte qu'élire comme Président des excités en tout genre va devenir un souci dont on pourrait se passer.  Alors Ségolène Royal  et Bertrand Delanoë qui sont incapables de dire la grande importance qu'ils attachent au respect de la parole souveraine du peuple auront à en pâtir en 2010 et au pire en 2012, s'ils étaient encore là, entérinant notre 4ème défaite consécutive!Bien sûr Ségolène Royal et Bertrand Delanoë ont encore quelques jours pour ouvrir les yeux et éviter les déconvenues futures qu'ils sont en train de se servir eux-mêmes.Car quels conseillers ont-ils pour ne pas comprendre que l'union des socialistes se faisait naturellement sur l'exigence du REFERENDUM.Ensuite à chacun de convaincre les citoyens de ce qu'il faut voter pour notre intérêt commun !Mépriser le peuple souverain et par la même occasion ses défenseurs comme moi est inacceptable. Serais-je trop con pour que l'on continue à me prendre pour une brêle au Parti Socialiste !Pas de débat; rien ! De l'indifférence dédaigneuse. Camarades Socialistes pour qui vous prenez vous ? Si vous faîtes de moi votre ennemis (je ne corrige pas le s c'est la Providence qui me l'a envoyé!) que vous restera t-il ? Je ne regrette pas un instant mon soutien total à Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy car je suis pour l'union des socialistes et de la Gauche pour une politique de réduction des inégalités toujours croissantes de revenu et de capital !Ouvrez les Yeux ! Sainte Vierge Marie Priez pour eux !B22
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