Fidélité à l'Europe sociale : pas ce traité, même "mini" !

Publié le par Gérard CONTREMOULIN




Etre CONTRE, c'est voter CONTRE le traité "mini"


Le mal de dos risque de se faire sentir après tant de contorsions !

Etre contre ce traité, même rebaptise "mini" par les plumes sarkozyennes, est la seule position acceptable pour celles et ceux qui se sont si aprement battus contre le TCE. 

Et être CONTRE, c'est voter CONTRE !

Tout autre vote laisse les mains libres à Sarkozy. Pourquoi tant de contorsions chez les socialistes ? L'élection de Sarkozy ne leur suffirait-elle pas pour comprendre que nous n'avons RIEN à gagner à chasser sur les terres de la droite ?

Je partage point par point l'analyse de Jean-Luc Mélenchon, présente sur ce blog, à propos de la possibilité de bloquer la mécanique imaginée par l'Elysée pour ne pas en arriver au référendum. Or, il y a une possibilité de l'y forcer en refusant la modification constitutionnelle qui doit obligatoirement avoir lieu puisqu'il s'agit d'un nouveau texte !

Etre contre ce traité mini, c'est aussi rester fidèle à notre position et respecter le vote des français du 29 mai. Il faut RESPECTER NOTRE NON !

Enfin, c'est clair ! nous voulons une véritable Europe des citoyens !

Notre Europe, nous la voulons DEMOCRATIQUE
Le Parlement est la seule instance élue par les citoyens. 
Pourquoi la Commission n'est-elle pas responsable devant lui ?
Pourquoi les responsables des instances essentielles comme la BCE n'ont-ils de compte à rendre à personne ? 
Notre Europe doit se bâtir sur la volonté et la souveraineté populaire. 
Nous voulons un processus démocratique pour élaborer un nouveau texte fondateur. Et pour qu'il soit applicable, nous voulons qu'il soit soumis à référendum dans tous les Etats.

Notre Europe, nous la voulons SOCIALE. 
Pas de Bolkenstein, maxi ou mini ; pas de dumping social ; mais des droits sociaux pour tous les travailleurs salariés, un smic européen...
Nous voulons que la "charte des droits fondamentaux", ait valeur de loi et soit exécutoire dans tous les pays membres. 
 
Notre Europe, nous la voulons INDEPENDANTE.
Dans le traité mini, la défense européene reste inscrite dans l'OTAN, ce qui revient à la soumettre aux Etats-Unis et faire de l’espace européen, un espace militaire dépendant... Nous refusons cette allégeance.

Notre Europe, nous la voulons SOLIDAIRE.
Refuser les discriminations, quelles qu'elles soient, est absolument essentiel pour construire notre Europe sur des bases solides. Assurer le respect effectif de la diversité culturelle et permettre de faire converger les droits sociaux par le haut.

Notre Europe, nous la voulons LAÏQUE.
La bataille contre le TCE s'était également menée sur le thème du refus des références aux « héritages religieux » ! Elles sont maintenues. 
Nombre de citoyens nous envient notre "loi de séparation" des églises et de l'Etat de 1905. Cette loi a institué le principe de la Liberté de Conscience. Croire ou ne pas croire, peu importe dans la société car c'est une affaire privée ! Elle ne ne concerne pas la vie publique. 
Dès lors, pas de mention d'appartenance religieuse sur les passeports, pas de référence d'aucune sorte sur aucun document officiel ! 
Pas de représentation d'aucune religion dans les instances officielles européennes. Pas de mention d'aucune religion dans aucun texte fondateur... 
Là encore, nous devons imposer le refus des discriminations.
Bref, notre Europe ne sera réellement celle de tous les citoyens que si elle les respecte toutes et tous. Et pour cela elle doit être LAÏQUE.

Notre Europe, nous ne la voulons pas libérale !
La concurrence ne peut pas être la règle économique de base sur laquelle se construit notre Europe car elle est génératrice d'inégalités ! L’Europe ne doit pas rester une zone de libre échange, même encadrée, qui assure la promotion des politiques libérales et/ou néo-libérales. Ces politiques sont basées sur le déséquilibre et l'inégalité entre les femmes et les hommes. Nous avons un principe, issu des valeurs républicaines qui veut que l'Etat assure l'égalité d'accès des citoyens aux services publics, quelles que soient leurs situations sociales, géographiques, économiques et professionnelles.  
Or, les services publics seront soumis aux exigences libérales et cette soumission tend à se généraliser à toutes les activités humaines : éducation, formation, culture, santé... 
De même, les politiques environnementales sont limitées aux choix économiques ultra-libéraux. 
Et le "Grenelle de l'environnement", au delà du concert de dithyrambes orchestré par l'Elysée, reste une suite de déclarations d'intentions où les quelques pistes qui auraient pu être engageantes pour Sarkozy ont été repoussées aux calendes, telle la taxe carbone !

Dans ces conditions, que faire d'autre que de permettre aux citoyennes et aux citoyens de donner leur avis ?
Obliger le passage par le référendum ! 

Les parlementaires socialistes ne peuvent pas ne faire que la moitié du chemin. Ils doivent refuser de donner à Sarkozy la majorité des 3/5 du Congrès (assemblée Nationale et Sénat réunis ensemble à Versailles) dont il a besoin pour modifier la Constitution. Or, l'ensemble de la droite (UMP + Nouveau Centre) ne fait pas le compte ! Dans le cas où il n'a pas cette majorité, il est constitutionnellement obligé de passer par le référendum. 
C'est d'ailleurs ce qu'une majorité de Françaises et de Français souhaitent...

Les socialistes, quels que soient leurs mandats électifs, doivent voter CONTRE !

Gérard Contremoulin

  

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Publié dans Edito

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A
Ne pas demander de nouveau référendum c'est trahir une des promesses de campagnes. Mais au point où on en est je ne pense pas que cela affole plus que ça...........C'est bien dommage, à ce petit jeu on va se retrouver comme en 2002
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G
Nous aurons eu tellement de personnalités socialistes contorsionnistes ces dernier temps qu'il y a lieu d'être inquiet.Je suis totalement d'accord avec cette proposition:Ce n'est qu'un référendum qui puisse revenir sur la volonté du peuple exprimée dans le référendum précédent et on ne se grandit pas en rétrécissant un texte, juste pour le passer par la fenêtre.. parce qu'il n'a pas passé la porte de la démocratie.
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