Universités : à suivre...
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La communauté universitaire est globalement rassurée par cette nouvelle version du texte |
| Recalée en début de semaine, la réforme sur les universités pourra être présentée dès mercredi prochain en Conseil des Ministres.Hier, la Ministre de l'Enseignement Supérieur a présenté une nouvelle version du texte à la communauté universitaire. C'est « un texte d'équilibre parce que cette réforme est urgente et nécessitait une adhésion plus large de l'ensemble de la communauté universitaire », a commenté Valérie Pécresse, à l'issue de 2 heures de table-ronde avec les organisations universitaires. Les 3 points qui étaient contestés par les étudiants, les personnels, enseignants-chercheurs et présidents d'université ont été corrigés. Le nouveau texte prévoit désormais que « toutes les universités » devront prendre leur autonomie « dans un délai de 5 ans », et « toutes seront accompagnées » dans ce processus, a précisé la Ministre. Ensuite, les Conseils d'Administration pourront comporter entre 20 et 30 membres (contre 20 initialement). Ils seront « resserrés et stratèges mais avec une souplesse pour que les universités pluridisciplinaires puissent s'organiser », a argumenté la ministre. Enfin, la possibilité donnée aux universités de sélectionner les étudiants dès l'entrée en master (bac 4) a disparu du texte car « la plupart de mes partenaires souhaitaient que soit d'abord abordée la question de la réussite en Licence », a expliqué Valérie Pécresse. « Le Président de la République avait besoin d'entendre l'ensemble de la communauté universitaire pour comprendre les enjeux », a justifié la Ministre de l'Enseignement Supérieur faisant référence aux consultations menées en début de semaine par le chef de l'Etat suite aux inquiétudes exprimées par l'ensemble des acteurs de l'université. Ceux-ci, à l'exception notable des présidents d'université, très demandeurs d'autonomie, ont toutefois prévenu qu'ils resteraient « vigilants ». « Nous sauvons l'essentiel » Les représentants de la communauté universitaire se disent « rassurés » par la nouvelle version du projet de loi sur l'autonomie des universités. « Le texte était inacceptable il y a une semaine parce qu'il dénaturait le modèle universitaire français : aujourd'hui nous sauvons l'essentiel », estime Bruno Julliard, président de l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF). De son côté, Jean-Pierre Finance, premier responsable de la Conférence des Présidents d'Université (CPU), relève que « l'essentiel des remarques que (la CPU) avait faites ont été intégrées au nouveau texte », en citant la mention, écrite noir sur blanc, que les universités devront « toutes » avoir acquis leur autonomie « dans un délai de 5 ans ». La question des pouvoirs accrus des présidents d'université et surtout de la possibilité pour eux de recruter des personnels contractuels - c'est-à-dire hors fonction publique -, focalise en revanche la crainte des enseignants-chercheurs et personnels non-enseignants. « Le texte continue à ne pas nous satisfaire », a assuré Gérard Aschieri, Secrétaire Général de la FSU. Patrick Gonthier, Secrétaire Général de l'UNSA-Education, a pour sa part déploré une « fragilisation de la Fonction Publique et un droit de veto qui donne des pouvoirs exorbitants aux présidents ». |
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