OGM en plein champs

Publié le par Gérard CONTREMOULIN

Un dossier pour le nouveau gouvernement



Communiqué du 5 avril 2007 
de Philippe MARTIN
Député, Président du Conseil Général du Gers



Le Gouvernement ferme les portes du débat démocratique et ouvre les vannes de la prolifération des OGM en France.

Après les maires, dont les arrêtés sont cassés les uns après les autres, après les parlementaires que le Gouvernement a privé d’un débat public sur la transposition d’une directive européenne, ce sont désormais les citoyens qui voient s’évanouir l’une des dernières chances de pouvoir s’exprimer démocratiquement sur la présence d’essais OGM en plein champ.

Mardi 3 avril 2007, dans le jugement en appel de la Cour Administrative de Bordeaux portant sur la décision du Conseil Général du Gers d’organiser le premier référendum départemental sur les essais OGM en plein champ, les conclusions du Commissaire du Gouvernement ne laissent aucun espoir aux 16 312 pétitionnaires (12.5% du corps électoral gersois) qui avaient soutenu cette initiative citoyenne.

En menant une véritable guérilla juridique contre une collectivité locale coupable d’avoir cru que « décentraliser » rimait encore avec « liberté », en réclamant l’interdiction du référendum gersois, le Gouvernement a choisi de mettre un terme à un débat dont notre Pays ne pourra s’exonérer, sauf à bafouer les principes mêmes de la Charte de l’environnement inscrits dans notre Constitution, et en particulier le « principe de précaution ».

Privés de débat au Parlement, privés de référendum citoyen, nos compatriotes auront, le 22 avril prochain, l’occasion de s’opposer dans les urnes à la prolifération anarchique et irresponsable des cultures OGM en plein champ dans tout notre pays, prolifération soutenue par le Gouvernement et Nicolas Sarkozy.

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Publié dans Communiqué

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