Mélenchon : Pour une campagne d'éducation populaire

Publié le par Gérard CONTREMOULIN

 

 

IL Y A LE FEU AU LAC

 

Il y a le feu au lac, je n’hésite pas à le dire. Pourtant une certaine esthétique politique recommande de rester impavide quoi qu’il arrive. Je n’y ai jamais souscrit par méfiance d’instinct contre les étranges aptitudes à l’auto hypnose qu’impliquent certains prétendus sangs froids.

La montée en puissance de Bayrou dans les sondages (j'inclus leur dimension manipulatoire dans mon analyse) menace bel et bien de jeter tout le paysage politique cul par-dessus tête et il est bien temps de réagir. Il y a quinze jours devant le bureau national du PS cette question a été débattue. Il s’est bien sûr trouvé un musclé du sang froid pour recommander à toutes les autres mauviettes participantes de « garder leur calme » quand bien même ne l’avions-nous nullement perdu. Puis nous fumes invités à une virile indifférence, bien sûr vigilante, mais détachée, qui ne « donne pas de prime à nos adversaires en parlant d’eux » et tuti quanti. L’antienne s’acheva dans l’indépassable invitation à « s’en tenir à nous même, à nos propres propositions », pour « obliger tous les autres à se déterminer par rapport à nous ». D’habitude, c’est la façon de parler de tous les chevaux de Troie. Mais ce n’était pas le cas cette fois-ci où seule l’arrogance était en œuvre.

Pour ma part, j’ai dit, je persiste et signe, que cette sorte de « sang froid », toute proportion gardée, a déjà démontré sa nullité face Le Pen jusqu’au jour où celui-ci nous est passé devant. J’ai donc recommandé qu’on en tire les leçons.

 

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Publié dans Analyses

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D
Y a feu au lac ? Je compte sur Mélechon pour continuer à jouer les pyromanes.Le candidat le plus fragile par rapport à la montée de Bayrou reste Sarkozy. Chers camarades, un peu de calme ! Vous me semblez paniquer un peu vite. Maintenant, c'est clair : se retrouver face à Bayrou au 2ième tour serait loin d'être une partie de plaisir !
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G
Il ne sert à rien de se dissimuler ses propres interrogations. Il était un temps où, effectivement, il était "politiquement" correct de faire comme si... Mais je crois avoir compris que les temps avaient changé et qu'il fallait faire de la politique "autrement"...<br /> Alors, au moment où il est absolument nécessaire de redresser la barre, il est tout autant nécessaire de (se) le dire ! Et surtout de dire pourquoi. Et c'est bien ce que nous faisons. Non pas pour "jouer les pyromanes" mais pour ne pas se tirer une balle dans le pied.<br /> Le quadruplage en trois semaines des opinions favorables à Bayrou n'est plus un épiphénomène. Nous devons prendre cette menace au sérieux, le dire et... faire le nécessaire. C'est ce que Jean-Luc expose. <br /> La "panique" n'est pas un outil politique. C'est tout au plus un trait de caractère. Un peu d'expérience en guérit... Mais l'aveuglement est une faute politique et son prix est toujours exorbitant...