Airbus : Sarkosy voltige et passe sur le dos !

Publié le par Gérard CONTREMOULIN

 

Le retournement de Sarkozy sur Airbus

 

Source : Marianne - Lundi 05 Mars 2007, François Vignal

Après avoir mis en cause l'Etat la semaine dernière, il en appelle aujourd'hui à son rôle « essentiel ». Dominique de Villepin assure que l'Etat est prêt, « avec les autres actionnaires », à participer à une augmentation du capital.
Après la guerre en Irak, la baisse de 4 points de prélèvements obligatoires réalisée en un…puis deux quinquennats, Nicolas Sarkozy revient sur sa position concernant Airbus. Ce n'est plus « j'ai changé », mais « je change d'avis ». La semaine dernière, il estimait que « les Etats n'étaient pas les actionnaires industriels les plus avisés ». Aujourd'hui, à Toulouse, il a au contraire estimé que « le rôle de l'Etat est essentiel » : « Si j'étais président de la République et qu'Airbus avait besoin d'une augmentation de capital, je serais prêt à le faire », a-t-il déclaré après une rencontre avec les syndicats de l'avionneurs. Un peu plus tôt dans la journée, à Marseille, le candidat avait fait référence à Alstom : « On a recapitalisé Alstom, s'il faut augmenter la participation de l'Etat dans Airbus, pourquoi pas ? » Dominique de Villepin, en charge du dossier, vient pour sa part de déclarer que l'Etat était prêt, « avec les autres actionnaires », à participer à une augmentation du capital d'EADS, la maison-mère d'Airbus.


Bayrou souligne le rôle de Lagardère
En face, le Parti socialiste n'a pas tardé à railler le retournement de veste de Nicolas Sarkozy. François Hollande qualifie la position de la droite de « valse-hésitation », estimant que le partenariat public-privé faisait « débat » dans la majorité. « Tout cela confirme que la droite n'a aucune stratégie claire. Comme son modèle c'est le désengagement de l'Etat, c'est la privatisation, elle est prise de court par cette affaire-là », pense le premier secrétaire PS.


Nicolas Sarkozy a choisi lui de moquer la position de Ségolène Royal qui propose que les régions entrent dans le capital de l'avionneur. « Cela amène, si j'ai bien compris, à 0,6% du capital pour lutter contre Boeing. Franchement, j'espère que Mme Royal a d'autres idées ». Une idée que rejette aussi François Bayrou, jugeant « totalement irréalisable » et « hors de portée » l'entrée des régions dans le capital. Après une rencontre également avec les syndicats d'Airbus, le candidat centriste a précisé qu'il souhaite « que l'Etat fasse face à ses responsabilités comme actionnaire, mais pas seul ». François Bayrou souligne le rôle des actionnaires privés comme Lagardère et Daimler-Chrysler « qui avaient la délégation de gestion ». Car ce qu'on dit moins, c'est qu'Airbus connaît un problème d'actionnariat…privé : Lagardère et Daimler-Chrysler souhaitent depuis plusieurs mois se retirer du capital d'EADS.
 
 


Commentaire GC :

AIRBUS est maintenant l'un des thèmes de la campagne. Comme en son temps, Michelin...

Entre d'une part, la logique libérale, où la loi du marché et la concurrence menacent plusieurs sites d'EADS et plusieurs centaines d'emplois et, d'autre part, la logique sociale qui commande de placer l'intérêt des salariés avant ceux des actionnaires, la différence entre la droite et la gauche apparaît de plus en plus nettement.

Et l'on retrouve nos adversaires traditionnels : Sarkosy et Bayrou !!! Bayrou se retrouve sur la même ligne que le Premier ministre, qui se trouve sur la même ligne que Sarkosy... Et tous de déclarer que les propositions de Ségolène ROYAL sont "irréalisables".

Questions subsidiaires : par qui et pour qui sont-elles irréalisables ?

 
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Publié dans Analyses

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