Mélenchon : état d'insurrection civique
Si le temps vous a paru long depuis la précédente note publiée sur ce blog (http://www.jean-luc-melenchon.fr) c'est qu’il m’a fallu à deux reprises retirer ce que j’avais écrit. J’y disais mon exaspération contre les conséquences pour moi de l’article manipulateur du journal « Le Monde » à propos de ma position dans la campagne électorale présidentielle. Mes amis ont eu la sagesse de me recommander de « laisser tomber ». Le droit au respect de l’expression de son opinion n’existe pas. J’espère seulement que le solide mépris que je constate de tous côtés contre ce type de pratiques et les manipulations incessantes des monopoles de presse et de pensée ira se développant. J’y contribue dans tous mes discours et je suis toujours vigoureusement applaudi sur ce point. Les Français savent bien quoi penser à ce sujet. Leur mépris vigilant fait partie des anti corps indispensables dont nous avons besoin pour la refondation républicaine de notre pays. Impuissant, écoeuré, je renonce à en parler davantage, puisqu’il n’y a rien d’autre qui soit possible. J’ai juste le souhait que de l’intérieur même de la profession la résistance morale, que j’ai pu aussi constater, gagne en influence. Je participe à la résistance en publiant à la suite de ma note le message de Clémentine Autain elle aussi victime de ces méthodes "journalistiques" répugnantes. de la crise du logement". Place de la bourse : un siège de banque occupé par des mal logés ! Quel symbole éclatant. Toute la vérité de la situation est dite dans cet emplacement.... J'y reviendrai. A présent je veux surtout parler de Firmi.
Jeudi, je me suis rendu à l’inauguration du " ministère
Samedi, j’étais à Firmi. C'est une commune de l’Aveyron située dans le bassin minier près de Decazeville. Je participais à une manifestation de défense du bureau de poste menacé de fermeture. Firmi c’est déjà une légende lointaine dans l'histoire du mouvement ouvrier. La culture de solidarité ouvrière et de lutte ne s'est pas perdue. Heureusement pour les gens du coin. Là bas, les gens doivent se battre pour tout : la maternité, le train, la poste, la gendarmerie. Tout. Les merveilles du monde libéral prévoient qu’ils n’ont plus droit à rien ! Mais les gens se battent.
Aux portes de la Bourse comme au bout du bassin minier, le pays est en état d’ insurrection civique.