L''exécution de S. Hussein
Bernard Lallement. Irak : tragique mascarade
mardi, 02 janvier 2007
Pour ceux qui ne s’en seraient pas encore aperçus, Georges W. Bush a une conception très paradoxale d’un Etat démocratique dont, selon lui, la peine de mort serait l’un des viatiques. C’est ainsi qu’il faut entendre sa déclaration, après l’exécution de Saddam Hussein : une étape importante sur la route de l'Irak vers une démocratie qui peut se gouverner.
Il est vrai qu’avec 3.254 condamnés attendant dans les couloirs de la mort, fin 2005, l’Amérique n’a, sur ce point, aucune leçon à recevoir de quiconque.
Le président des Etats-Unis aurait pu, tout aussi bien, rappeler qu’un procès équitable et une justice indépendante sont les deux piliers intangibles de toute démocratie. Cette exigence était d’autant plus impérieuse en Irak que le pays sortait d’une dictature sanglante. Aussi, les vertus pédagogiques d’un jugement impartial de l’ancien dictateur auraient-elles pu permettre à tous les irakiens, quelle que soit leur confession, de se réapproprier leur histoire.
Mais Washington avait d’autres ambitions
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