| Pour les militants de PRS qui ont défendu la nécessité de cette « union dans l’union », cet échec est bien sûr une lourde déception. L’autre gauche manquera à la gauche. Elle n’était sans doute pas mûre pour offrir plus qu’une opération électorale mais un choix véritable au pays, transcendant ses identités particulières dans une construction politique nouvelle. Il y avait trop de désaccords stratégiques en son sein entre les tenants du maintien des partis qui la constituent, ceux qui prônent la naissance d’une formation communiste élargie, les partisans d’une espèce de PSU (le Parti socialiste unifié des années 70 qui rassemblait les courants très divers de la gauche non communiste et non SFIO) de la gauche alternative, voire ceux qui aspirent à une recomposition incluant des socialistes à l’image du Linkspartei allemand. Faute d’avoir clarifié ces questions, le débat sur le nom du candidat n’a pu aboutir à un consensus, chacun défendant celui dont il se sentait historiquement ou idéologiquement le plus proche. Lire la suite : http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articleview/528/1/44/ |