Mélenchon : que de vents sous la turbine !

Publié le par Jean-Luc Mélenchon

 

Sous la turbine, que de vents !

Samedi 23 décembre 2006

Je vous invite à ne pas manquer la lecture de cet article http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-848908@51-822961,0.html ). Il est paru dans le journal "Le Monde" de ce jour. Il est titré "Jean-Luc Mélenchon renonce à ses rêves de dissidence du PS". Tout un programme. Les lecteurs de rêves ont l'eau la bouche, j'imagine. Ce qui ont eu le temps de lire ma note parue la veille, où ceux qui auront la patience de la lire à présent, apprécieront tout le sel de la perfidie du procédé utilisé à mes dépends. Naturellement, aucune raison dans l'actualité ne commandait la publication de ce papier. Il n'y a pas d'actualité à mon sujet concernant les éléctions présidentielles. Je n'ai rien à dire de plus que ce que j'ai écrit ni à ce que j'ai dit sur RTL dans l'émission de Jean-Michel Aphatie. J'ai écrit en pesant mes mots, en réfléchissant avec soin. J'ai parlé de même autant que je le pouvais à cette heure matinale de l'émission de RTL....Dès lors, ce que cet article en dit est seulement un commentaire sommes toute assez grossier qui n'engage que son auteure.

Que de vents sous la turbine!
Que de vents sous la turbine!
Dans la mesure où il ya plusieurs mois que la rubrique PS du journal "Le Monde" considère que je relève en fait de la rubrique nécrologique, on devine que je vivais heureux, ailleurs, dans les rubriques moins mondaines, éloignées de la sphère d'influence des déjeuneurs et dineurs de la rue de Solférino et des entourages colporteurs de nouvelles "de source sures". Aucun lecteur de cette rubrique dans le passé ne savait qu'un membre éminent du bureau national du PS nourrissait des rêves de dissidences. Comment cela avait-il pu échapper à la vigilance d'observatrices aussi aguerries? Pour mon malheur me voila réintégreé dans la rubrique où se construisent les trafics d'influence. Dans ces conditions, je suis obligé de préciser qu'il n'y a eu aucun "entretien" avec moi à l'occasion de ce papier contrairement à ce que laisse croire une référence à mes propos. Celle-ci est uniquement destinée à donner une couleur de confirmation à cet article, comme si en quelque sorte j'avais moi-même confirmé cette lecture de ma position politique. Je vous donne des détails pour que vous sachiez tous comment se passent les choses quand vous êtes sur la liste des vaincus du moment. "La hyéne suit la charogne", dit l'adage de ma banlieu où je vis avec les autres rustres de ma sorte. Ici la chasse s'est faite en bande. Comme les policiers, certains journalistes procèdent à des interrogatoires croisés. L'une a contacté François Delapierre, l'autre moi, au téléphone, la veille de la publication. Comme ce n'était pas le seul appel dans ce sens je me suis mis en alerte ainsi que je vous l'ai raconté. Je ne vous décris pas le coup de téléphone, car vous ne le croiriez pas. Je peux juste vous certifier qu'il ne pouvait pas être considéré comme un entretien raisonnable. Entre cet appel téléphonique (ce n'était pas le seul) et la publication, il y a eu ma note éditée sur mon blog qui a gaché la "révélation". Dés lors, se référer aussi à cette note est une suavité du venin jetté. Mes lecteurs sauront que me méfiant du coup tordu j'ai moi-même prévenu les journalistes qui m'avaient appellé de la parution de ma note sur mon blog. Ouf! Le blog est l'arme de dissuasion du faible au fort. Quoique raconte dorénavant cette sorte de Geneviève Taboui, les dates de parution protègent au moins la cohérence de mes propos.

 

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Publié dans Analyses

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