Une semaine décisive
Une semaine décisive
Le week end prochain, les collectifs antilibéraux devraient choisir un candidat unique pour l'élection présidentielle... C'est un enjeu capital pour notre pays et pour toute la gauche.
En effet, pour gagner contre la droite et l'extrême droite, les forces de gauche doivent être unies. La question est de savoir comment elles pourront y parvenir...
Actuellement, les composantes font campagne sur le thème de l'impossibilité de leur rassemblement. Quelle escroquerie intellectuelle ! Quelle manque au Devoir ! Les forces centrifuges à gauche sont de retour... Comment accepter les préalables, les exclusives : que ce soit du coté du PS ou du coté de la LCR alors que les victimes du libéralisme se multiplient, alors que notre base électorale est de plus en plus confrontée à la chute de son pouvoir d'achat à la disparition programmée des services publics, quand ce n'est pas à la pauvreté et à l'exclusion ! C'est cela l'état d'urgence sociale, c'est cela l'état d'urgence politique.
Pourtant ! la situation politique du pays est assez simple à comprendre : l'extrême droite n'a jamais eu un candidat aussi haut dans les sondages ; la droite a perdu toutes les dernières élections, elle est divisée ; la gauche pourrait être en bonne position si elle était rassemblée... Ce n'est pas (encore) le cas.
Une majorité de notre peuple a rejeté le Traité Constitutionnel Européen et le modèle libéral qu'il lui proposait de constitutionaliser. Sur cette même base, celle de l'Europe sociale, le parti socialiste avait obtenu un bon résultat aux européennes. L'idée d'une gauche rassemblée, victorieuse est une idée porteuse...
Et cette présidentielle se gagnera contre l'extrême droite ! Le spectre du 22 avril 2002 plane toujours...
En politique, il vaut mieux être au rendez vous des convictions qu'à celui des reniements... La défaite de la droite (cantonales, régionales, référendum), les mobilisations sociales contre le CPE montrent la réalité d'une aspiration au changement que la gauche doit transformer et lui donner son expression politique. Tel est son Devoir !
Pourquoi tergiverser ?
Les militants de Trait d'Union (socialistes) et ceux de PRS (socialistes et non socialistes) sont investis dans les débats difficiles de la gauche antilibérale. Ils militent pour une candidature unique, base du rassemblement du 2° tour. Et ce n'est pas parce qu'actuellement, nombreux sont ceux qui "n'y croient pas", qu'ils vont renoncer.
Nous ne voulont pas d'une alliance "obligée" au 2° tour avec l'UDF de M. Bayrou "parce-que-ce-serait-la-seule-condition" pour les battre... Non pas parce que ses militants ne seraient pas estimables, ce n'est pas une question de personne, mais tout simplement parce que nous ne partageons pas cette politique.
Nous ne sommes pas le SPD de Shroeder ! La seule manière d'éviter cette situation suicidaire pour la gauche (comme c'est le cas en allemagne), c'est de tout faire pendant qu'il en est encore temps, pour rassembler la Gauche du 29 mai !