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Publié le par Gérard CONTREMOULIN

N. Sarkozy et S. Royal se sont disputés la paternité du concept "d'ordre juste".
Nicolas Sarkozy s'est déclaré à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, "pour l'ordre juste", une formule souvent employée par Ségolène Royal. "Ca fait bien longtemps que je l'ai employée, celle-là", a assuré le président de l'UMP. "Il n'y a pas de copyright" sur cette expression, a de son côté affirmé l'entourage du ministre.
 
 
Alors, Ségolène Royal / Nicolas Sarkozy : duel ou duo ? Faites vous votre opinion à la lecture des propos (authentiques et "sourcés") de l'un et de l'autre :
 

 

La rupture

 

 

Sarkozy : « Le mot rupture, non seulement je le maintiens, mais je le revendique » (Figaro Magazine, 01/09/2006).

 

 

Royal : « Nicolas Sarkozy dit qu'il veut faire la rupture, je suis la rupture » (Interview à Vogue, citée par I-télé, 10/03/2006).

 

 

Sarkozy : « Je n’appartiens à aucun clan, je ne suis pas un idéologue » (Figaro Magazine, 01/09/2006).

 

Royal : « On ne doit pas être sclérosés et enfermés dans des référents idéologiques » (Le Parisien, 23/02/2006).

 

 

 

Le retour aux « valeurs »

 

Sarkozy : « Des valeurs essentielles semblent s’estomper : celle du respect, […], celle du travail » (Congrès de l’UMP, 28/11/2004).

 

 

Royal : « Je veux construire avec vous la République du respect[…]. Il faut réhabiliter la valeur travail » (Frangy, 20/08/2006).

 

 

Sarkozy : Il faut « redonner à la France et aux Français le goût de réussir et de la réussite » (Congrès de l’UMP, 28/11/2004).

 

 

Royal : « Il faut donner aux jeunes le sens de l'effort et de la réussite » (Privat, 08/03/06).

 

 

Sarkozy : « La France c’est une République qui croit depuis l’origine que l’on ne peut vivre sans règles, sans valeurs. » (Congrès de l’UMP, 28/11/04).

 

Royal : Nous avons besoin d’une « morale sociale collective » et du « retour des repères » (Privat, 08/03/06).

 

 

 

L’apologie de Blair

 

Sarkozy : « Pourquoi interdire aux Français d'essayer ce qui a réussi ailleurs ?» (La Baule, 04/09/2005).

 

 

Royal : « On dirige bien un pays si l'on est capable aussi de regarder ce qui marche à l'extérieur. Et de l'essayer » (L’Express, 16/03/2006).

 

 

Sarkozy : « J’ai beaucoup d'amitié et d'admiration pour ce qu'a fait Blair en Grande-Bretagne » (AFP, 18/09/2006).

 

 

Royal : « Tony Blair a donné un merveilleux élan à son pays «  (The Guardian, 03/03/2006).

 

 

 

 

Sécurité

 

Sarkozy : « Il n'est de fermeté possible que si elle est juste » (Sénat, 13/09/2006).

 

Royal : « Il faut être ferme et juste »  (AFP, 02/06/2006).

 

École

 

 

Sarkozy : « Il faut enfin assumer le fait que dans un collège, un lycée, une université, il y a des règles à respecter, une discipline à observer » (Congrès de l’UMP, 28/11/2004).

 

Royal : « Il faudra que la discipline soit rétablie dans les classes » (Florac, 03/09/2006).

 

 

Laïcité

 

Sarkozy : « A force d’ignorer le fait religieux, le pas est rapidement franchi vers le mépris et le rejet des religions » (Commission STASI, 07/10/2003).

 

Royal : « La vraie notion de la laïcité, ce n'est pas le refus des religions, mais le respect de toutes les religions » (Le Parisien, 23/02/2006).

 

 

 

Carte scolaire

 

Sarkozy : « Certaines familles peuvent s'émanciper de la carte scolaire en faisant le choix du privé, en s'installant dans des quartiers huppés […] Il faut donner le libre choix par les parents de l'établissement scolaire de leur enfant » (Le Monde, 16/09/2006).

 

Royal : « Je ne vois pas pourquoi une forme de libre choix qui est bon pour certains ne serait pas bon pour toutes les familles » (Lens, 16/09/2006).

 

Sarkozy : « La carte scolaire n'aura plus de raison d'être puisque tous les établissements seront de qualité » (Le Monde, 16/09/2006).

 

Royal : « L'idéal serait la suppression de la carte scolaire, car, dans un système idéal, toutes les écoles devraient se valoir » (France 2, 07/09/2006).

 

 

Sarkozy : « Si l'on supprime la carte scolaire, on la remplacera par un système d'inscription dans, par exemple, trois établissements au choix » (Le Monde, 16/09/2006).

 

Royal : « Il s’agit de permettre le libre choix entre deux ou trois écoles, collèges, lycées » (Lens, 16/09/2006).

 

 

 

 

35 heures

 

 

Sarkozy : « La réforme des 35 h doit reposer sur un principe, le libre choix en permettant à ceux qui le veulent travailler plus pour gagner davantage » (Le Monde, 12/07/2004).

 

 

Royal : « Il y a des salariés qui ont envie de travailler plus et cette liberté-là doit leur être donnée » (Le Parisien, 23/02/2006).

 

Discrimination positive

 

Sarkozy : « La discrimination positive, c’est faire plus pour celui qui a moins […]. Le quota doit servir exclusivement à rétablir l’égalité d’une situation marquée par un déséquilibre permanent » (Figaro Magazine, 01/09/2006).

 

 

Royal : « Sur la discrimination positive, est-ce qu'il faut des quotas? Cela peut être un grand sujet de débat national » (Chat de LCI, 12/04/2006).

 

 

On comprend pourquoi Valérie Pécresse, la porte-parole de l’UMP, déclare : « Nicolas Sarkozy et l'UMP lancent des idées. Ségolène Royal court après. Je pense à la sécurité, à la carte scolaire, aux 35 heures. Évidement, ça peut lui poser un certain nombre de problèmes dans son parti politique » (AFP, 11/09/2006).

 

 

 

M. Sarkozy lui-même se félicite d’être suivi de la sorte par Mme Royal : « Mme Royal ferait un candidat de droite somme toute acceptable, puisqu'elle veut supprimer les 35 heures et qu'elle considère que je ne suis pas assez ferme, en tout cas acceptable s'agissant des prémisses.  Après tout, j'ai toujours pensé qu'il fallait que la droite républicaine sache s'élargir. Mme Royal veut nous rejoindre ... Bienvenue au club ! Nous ne la refusons pas, d'autant qu'elle vient sur nos idées. Pour notre part, en effet, il n'est pas question d'aller sur les siennes » (Sénat, 06/06/2006).

 
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Publié dans Programme

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