Poursuivons sans désemparer

Publié le par Gérard CONTREMOULIN

 

Poursuivons sans désemparer.

Décidément, la "sondagite" (que l'on peut aussi écrire : Sond' agit') continue de frapper sévèrement !

Ségolène Royal aurait perdu 15 points dans les derniers sondages réalisés avant le Zénith de Paris. Conservons notre appréciation sur cette mode. N'en tenons pas compte.

Pour plusieurs raisons :

- Le panel est toujours le même, celui des sympathisants, c'est-à-dire précisément celles et ceux qui ne participeront pas aux votes des 16 et 23 novembre.

- Et s'ils ont résisté à la campagne des adhésions électroniques, c'est qu'ils ne souhaitaient vraiment pas "franchir le pas" et participer à la désignation. Qu'ils continuent donc.

- N'en déduisons surtout pas que ce phénomène se décalque à l"intérieur du Parti.

- N'en concluons donc pas qu'il serait désormais possible de relâcher nos efforts pour l'explication, la réflexion et les débats avec nos camarades de section. Bien au contraire !

Le 18 novembre n'est que dans 3 semaines. D'ici là, les candidats vont redoubler d'efforts pour convaincre. Il nous faut intensifier les appels à débattre, créer les occasions d'échange, lire et faire lire leurs propos. Laurent Fabius n'a rien à craindre d'une clarification. Au contraire, il a tout à y gagner.

Et c'est d'ailleurs ce que confirme Ségolène Royal lorsqu'elle souhaite que les débats nationaux (à la télé ou devant les militants) "se terminent au plus vite". Elle confirme ce que nous disons, à savoir que si elle est en phase avec le projet socialiste lorsqu'elle n'en brosse que les grandes lignes, il en va tout autrement lorsqu'elle entre dans le concret de ses propositions... D'ailleurs, elle les fait évoluer au gré des réactions (encadrement militaire des mineurs délinquants, jurys citoyens, carte scolaire). Quels sont alors ses vrais engagements ? Toute la question est là.

Et puis, au fil des réunions de sections où je vais défendre la candidature de Laurent Fabius, force est de constater que nos nouveaux camarades sont demandeurs de ces débats entre socialistes. Ils posent des questions, relancent sur les réponses que nous leur donnons. Ils veulent aussi qu'on les aide à comprendre. Oui, la politique est affaire de réflexion.

Non, "il n'est pas tant que cela finisse". Bien sûr, "cela" finira , mais uniquement lorsque le moment sera venu.

 

En attendant, poursuivons sans désemparer. On ne perd que les batailles que l'on ne mène pas.

Gérard CONTREMOULIN

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Publié dans Edito

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