Gérard CONTREMOULIN : la présidentielle n'est pas une "aventure" !

Publié le par Gérard CONTREMOULIN

Chacun le sait, je ne suis pas fabiusien !

 

Mais je suis un militant de notre Parti qui appuie ses choix sur les nécessités impérieuses de l'heure. Il nous faut un candidat d'expérience, fidèle, qui sache analyser sereinement les situations et soit capable de se remettre en cause. Un candidat qui atteste par ses prises de positions sur les grands sujets de la période qu'il assume le projet socialiste et se trouve en phase avec nos grands combats.

Justice sociale, défense du pouvoir d'achat des salaires et amélioration des bas revenus, Laïcité, institutions politiques et sociales, Europe, éducation, recherche, sécurité non sécuritaire...

Un candidat qui soit animé d'une vraie conviction que la démocratie n'est pas le populisme, qui ne mélange pas la consultation sociale avec la démagogie, qui ne confonde pas référendum d'initiative populaire et sondage, contrôle démocratique et "jurys citoyens" !

C'est au moment où tous les sondages donnaient le OUI  au TCE gagnant à plus de 60% que Fabius s'est engagé avec nous sur le NON ! Une large majorité de notre peuple s'est exprimé en ce sens. Et c'est lui, encore, qui a formulé au lendemain du scrutin référendaire, la nécessité pour TOUS les socialistes, de redéfinir ENSEMBLE des bases nouvelles pour la poursuite de la construction européenne...

Homme de convictions, rassembleur, responsable, animer d'une perspective européenne et internationale pour le pays, voilà pourquoi je soutiens Laurent Fabius.

OUI, la droite doit être battue parce qu'elle plonge notre pays dans l'injustice et la régression sociales, elle conduit une politique de revanche sociale en s'attaquant aux grands équilibres acquis et conservés de hautes luttes depuis la Libération : laïcité, sécurité sociale, droit du travail, régime des retraites, baisse de la durée du temps de travail. C'est une politique de revanche au service du patronat car ces acquis ont été obtenus à l'époque contre ses "intérêts". Il n'a JAMAIS désarmé. Il faut une "opposition frontale" à ces politiques comme l'a revendiqué Laurent Fabius.

Ce style d'attitude politique a déjà été l'objet de débats dans le Parti. Rappelons nous du moment où il fallait défendre une ligne politique à gauche (le "Tenir bon") contre les funestes "5 conditions pour gouverner avec la droite". Une voix s'était fait entendre pour la défendre au nom de François Mitterrand. C'était au Congrès de Metz (1979) et cette voix était (déjà) celle de Laurent Fabius ! Elle préparait la victoire de 1981...

Aujourd'hui, n'oublions pas cela au moment où nous allons désigner notre candidat.

Pour battre la droite et l'extrême droite, nous avons besoin d'un candidat capable de s'opposer nettement à leurs thèmes, à leurs propositions. Nous prendrions un gros risque à penser que l'on peut chasser impunément sur leurs terres.

Or, que ce soit les jurys citoyens, le démantèlement de la carte scolaire (qu'il faudra évidemment retravailler), l'encadrement militaire des jeunes en situation de délinquance, une conception très sécuritaire de la sécurité, ces "idées" ne sont pas socialistes.

Je souhaite que la référence de notre candidat soit effectivement le projet. Il est ridicule et désobligeant pour nous de le qualifier, comme Ségolène Royal vient de le faire, de "petit Livre Rouge". Enfin... ne l'avons nous pas adopté, ce projet ?

Un mandat présidentiel se prépare, se construit, s'assume ! Ce n'est pas une "aventure".

Gérard CONTREMOULIN, délégué fédéral à la formation, section de Vernon.

 

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Publié dans Edito

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