Après le 2° débat
Pour retrouver l’intégralité du second débat entre les présidentiables socialistes consacré aux questions de société,
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Laurent Fabius est le seul à prendre des engagements précis pour un changement à gauche.
Le 2° débat a montré un Laurent Fabius défendant avec force les principes républicains, la laïcité et les services publics. Laurent Fabius est le seul qui prend la mesure de l’urgence sociale et en fait sa priorité. Il propose un renouvellement profond des institutions pour que la politique réponde à l’aspiration du peuple, résolve les problèmes et prépare l’avenir du pays.
Comme un chef d’État moderne, il prend des engagements précis pour le court terme (pouvoir d’achat, logement, sécurité) et s’engage dans une vision confiante mais lucide et volontaire de l’avenir.
Rénover la démocratie, cela consiste à mettre en place une vraie démocratie parlementaire, dotée de vrais contrepouvoirs efficaces. Cela ne consiste pas à jeter la suspicion sur les élus, ni à se contenter de propositions gadgets. Ségolène Royal n’a pas parlé des institutions. Et quoiqu’il prétende aujourd’hui, Dominique Strauss-Kahn est partisan d’un régime présidentiel.
Si Laurent Fabius n’en avait pas pris l’initiative, la question de la laïcité n’aurait pas été abordée (thème retiré du débat à la suite d’une intervention de la direction du Parti socialiste, parfaitement neutre, bien entendu). Or la laïcité est un pilier de notre République et de nos valeurs socialistes. Il est vrai que Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, quoiqu’ils en disent aujourd’hui, étaient contre la loi sur les signes religieux à l’École, alors que cette loi a été proposée par Laurent Fabius.
Si Laurent Fabius n’en avait pas parlé, les services publics n’auraient pas été abordés. Or comment parler des banlieues et de l’égalité entre les territoires sans rappeler le rôle clef des services publics : éducation, transport, police, énergie, poste, Internet, eau, etc. « Les services publics sont le patrimoine de ceux qui n’ont aucun patrimoine » a dit Laurent Fabius. Voilà pourquoi on ne peut aujourd’hui se présenter devant les électeurs de gauche sans des engagements précis dans ce domaine.
Sur l’Éducation, Laurent Fabius a été le seul à parler des enseignants. Conformément au projet socialiste, il a indiqué qu’il augmentera massivement les moyens destinés aux enfants en difficulté, en assurant notamment le soutien scolaire gratuit. Non à la marchandisation de l’École. Mais il a été surtout le seul à dire clairement qu’il faudra, en discutant avec eux, revaloriser le métier d’enseignant. Rénover l’École, cela se fera d’abord avec les enseignants. Laurent Fabius a également précisé son objectif d’une plus grande mixité sociale, alors que la suggestion de Ségolène Royal sur la carte scolaire, aboutirait en fait à supprimer toute mixité.
Pour les Universités, Laurent Fabius a dit clairement que l’État ne peut se défausser de sa responsabilité sur les régions (proposition de Ségolène Royal) ou sur les entreprises (proposition de Dominique Strauss-Kahn). Le faire, cela porte un nom : les partenariats publics-privés, mis en œuvre par Tony Blair en Grande-Bretagne, et qui sont l’objet aujourd’hui de critiques presque unanimes.
Laurent Fabius est le seul à dire partout et à tout le monde la même chose, aux Français comme aux militants socialistes. Pas de double discours. Ségolène Royal, pour sa part, fait des propositions discutables pour faire parler d’elle, et dans un second temps explique que ce n’est pas vraiment ce qu’elle a voulu dire. Ce n’est pas de cette façon que l’on rénove la politique. De même, Dominique Strauss-Kahn « gauchit » significativement son discours devant les militants.
Sincérité, vision, propositions précises et crédibles pour rendre la France plus forte et plus solidaire, plus forte parce que solidaire : voilà ce que l’on attend d’un Président de la République de gauche.