Vidalies : Pouvoir d'achat et Energie

Publié le par Alain VIDALIES

 

Alain Vidalies : « La défense du pouvoir d’achat des Français passe également par l’énergie »

Le domaine de l'énergie est un domaine capital pour la France et pour les Français et doit, en conséquence, l'être aussi dans la bataille qui s'annonce pour l'élection présidentielle. Ses liens avec la question du pouvoir d'achat des Français ou la question du développement durable, s'il ne faut citer que ceux-là, démontre bien son caractère crucial.

Pourtant, aujourd'hui, le gouvernement de la droite décide de nous imposer la privatisation de GDF. Ce gouvernement n'a-t-il pas compris que, selon un récent sondage, 81% des Français sont opposés au fait que l'État perde sa majorité dans le capital de GDF ? Il préfère, évidemment, asséner des contre vérités, tant concernant la position des Français que concernant les raisons de cette privatisation. En effet, peut-on réellement croire, après un examen sérieux, que cette privatisation protégera le groupe d'éventuelles OPA ? Peut-on réellement croire que cette privatisation permettra une sécurisation de l’approvisionnement ? Peut-on réellement croire que cette privatisation permettra un élargissement de la surface de GDF ? Assurément non.

Thierry Breton tente de faire croire à l'opinion que cette privatisation est cruciale pour la survie de GDF. Mais GDF va très bien, merci pour elle ! En effet, l'entreprise a enregistré des bénéfices record de 1,7 milliard d'euros en 2005. Les syndicats de l'entreprise ne s'y sont pas trompés, eux qui sont farouchement opposés à ce projet. Plus étrange est l'hostilité, officieuse, d'un certain nombre de députés UMP. Serait-ce parce que ce projet fait passer le président de leur parti politique pour un fieffé menteur ? En effet, ce projet est en contradiction complète avec les déclarations de Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances, qui annonçait que la part de l'Etat ne passerait jamais en dessous de la barre des 70% dans le capital de GDF, mais est aussi en contradiction avec les engagements de la loi du 9 août 2004.

Projet inutile, projet contesté, mais surtout projet néfaste, néfaste pour les consommateurs, néfaste pour les Français. En 2005, l'entrée de GDF au CAC 40 s'était accompagnée d'une hausse de 20% du prix du gaz, impossible à justifier par l’augmentation des coûts. Qu'en sera-t-il après cette privatisation qui va privilégier les actionnaires au détriment des consommateurs ?

Pour un domaine de l’importance de celui de l’énergie, il n’y a qu’une seule solution envisageable, celle de la création d’un grand pôle public EDF-GDF. Une telle solution, contrairement à ce qui peut être dit à droite ou à gauche, est évidemment compatible avec les règles européennes. Ce n’est qu’ainsi que l’entreprise aura à nouveau comme principal objectif de privilégier les consommateurs, et non plus les actionnaires, comme cela pourra être le cas avec la concurrence forcenée que préconise le gouvernement.

La défense du pouvoir d’achat des Français passe également par l’énergie. En cela, GDF doit rester ou redeviendra publique. Les socialistes s’y engagent.

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Publié dans Programme

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