Dans la presse
Royal est en train de perdre la bataille de l'opinion.
21% de Français estiment qu'elle "a raison de refuser de se laisser faire". 8% ne se prononcent pas. Du côté, des sympathisants socialistes, 28% donnent raison à l'ex-candidate à la présidentielle, et 8% ne se prononcent pas
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LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus
"(...) Il nous semble que la présidente de Poitou-Charentes est en train de perdre sa "sérénitude". En l'occurrence, elle commet une erreur. A trop jouer la stratégie de victimisation, elle va finir par renverser les rôles et apparaître comme une persécutrice. (...) Elle risquerait fort, en cas d'hypothétique 3e tour, de payer son attitude belliqueuse et son esprit outrageusement procédurier. Pour conserver la compassion de l'opinion, la "madone du chabichou" aurait eu intérêt à ne pas sombrer dans l'agression ou le "putsch médiatique". Elle est allée trop loin. A moins qu'elle ne cherche carrément à se poser en martyre d'un socialisme qu'elle voulait laver de ses péchés. Mais quand même, pourquoi notre intransigeante purificatrice a-t-elle autant attendu pour dénoncer les turpitudes électorales d'un PS qu'elle connaissait depuis longtemps ? En appelant à une nouvelle bataille de Solférino, Ségolène Royal pousse à un carnage évoquant celui qui incita Henri Dunant à fonder la Croix-Rouge. Seule façon, il est vrai, d'empêcher de tirer sur une ambulance!"
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LA PRESSE DE LA MANCHE
Jean Levallois
"(...) Au-delà de la tension bien compréhensible qui rend nerveux les deux camps, il serait sage de se pencher enfin sur les comportements de Mme Royal. Ils sont éloquents. Elle est cordialement totalitaire. Que ce soit dans son conseil régional, où ses propres amis ont eu à subir ses comportements autocratiques, ou dans son parcours politique depuis l'élection présidentielle, Ségolène Royal se comporte en maître du jeu. Tout le monde est invité à passer par ses choix et ses exigences. Elle ne supporte pas la contestation. (...) En fait, Ségolène Royal, dans son balai médiatique, joue sur sa victimisation depuis le début. Malheureusement pour elle, son duel, cette fois, a lieu avec une femme, elle ne peut plus parler de réflexes machistes. Et donc, la victimisation se porte sur la fraude électorale parce que le résultat n'est pas celui qu'elle attendait. Il s'agit d'un simple rappel des faits qui oblige à s'interroger sérieusement sur les conséquences qu'aurait, pour la politique française, la prise de pouvoir par Ségolène Royal."