Mélenchon part, moi je reste !

Publié le par Gérard CONTREMOULIN

Bonjour,

 

Je n'ai pas publié une seule ligne depuis juillet dernier. Je souhaitais éviter de mélanger les genres entre cette démarche politique et mon élection à un mandat exécutif dans une association nationale. Nous avions même décidé que ce blog serait animé par d'autres camarades de l'Eure.

 

Mais les évènements récents survenus dans le déroulement du congrès du parti socialiste me conduisent à reprendre le clavier.

 

Ainsi le sénateur Jean-Luc Mélenchon a décidé, avec le député Marc Dolez, tous les deux signataires et personnalités "de poids" de la motion C, de quitter le parti au lendemain du vote des militants, avant les congrès fédéraux et au beau milieu de la préparation du congrès national !

 

Et je comprends les légitimes interrogations des militant(e)s, la plupart sincères, quelques autres moins, qui m'interrogent sur ma propre position, puisque j'ai toujours soutenu, loyalement et fidèlement, les analyses et les positions de Jean-Luc Mélenchon, et cela, depuis près de 30 ans !

 

 

Alors, je veux dire ceci :

 

Tout en comprenant les raisons qui ont conduit à cette décision, je ne la partage pas et je reste au parti socialiste.

 

Ma décision est fondée sur plusieurs raisons :

    - 
d'abord, l'histoire. Ils ont eu de célèbres prédécesseurs :

   - Marceau PIVERT, leader de la "Gauche révolutionnaire dans la SFIO, qui créa le Parti Socialiste Ouvrier Populaire (PSOP) en juin 1938 après la dissolution de la fédération de la Seine dont il assumait la direction politique.

   - Jean-Pierre CHEVENEMENT qui créa le Mouvement des Citoyens (MDC) en 1993 suite à son désaccord sur la guerre du Golfe. Mouvement qu'il transforma en 2003 en Mouvement Républicain et Citoyen (MRC). Tout cela pour apporter son soutien à Ségolène Royal en 2007 !

On ne peut pas exactement dire que ces expériences aient vraiment ouvert des alternatives politiques aux situations de crise qu'elles dénonçaient !!!

puis, la stratégie qu'avec Jean-Luc nous avons toujours respectée, consistant à être présent là où se situe le centre de gravité de la politique à gauche pour pouvoir peser sur ses choix,

ensuite, le contexte politique. S'agit-il de réunir la gauche formée par le PCF et le nouveau parti issu de la LCR de Besancenot, le NPA. C'est peu probable, en tout cas, ce n'est manifestement pas en accord avec ce dernier,

enfin, ce n'est pas au milieu de la bataille, surtout lorsqu'elle s'annonce difficile, que l'on peut quitter le terrain. Je me souviens de ma réaction au soir du 1° tour de 2002 ! Je me sentais trahi par Jospin ! On ne perd jamais que les batailles que l'on ne mène pas…

 

Je regrette donc cette décision. Avant le congrès fédéral de vendredi dernier, nous avons fait le point avec les camarades. Un seul a souhaité suivre Jean-Luc. Je respecte son choix, mais ce n'est pas le nôtre.

 

Je vais maintenant poursuivre la ligne que nous avons décidé collectivement de suivre et que j'ai annoncé au congrès : faire pour que la fédération de l'Eure conserve sa majorité de réussite tant électorale que militante, une majorité qui rassemble près de 55% des votes des militants par la réunion des motions C et D.

 

C'est une majorité possible, c'est une majorité nécessaire.

Plus vite elle sera réalisée, plus vite nous pourrons nous mettre au travail

autour d'un Premier secrétaire fédéral réélu en la personne

d'Yves LEONARD

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Publié dans Parti socialiste

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M
En réponse à :Ne sois pas amer Bernard... C'est le droit le plus strict ici des auteurs de commentaires de choisir comment ils ou elles signent leurs notes.Lu ailleurs sur ce blog...Gérard a dit (à Alain REY) :D'abord, une petite mise au point.Je trouve très contestable le fait d'utiliser un pseudo pour défendre des idées.--- FIN DE CITATION ---C'était juste en passant...Ne vous dérangez par pour moi, je referme la porte en sortant.
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J
Les raisons pour lesquelles Jean-Luc nous quitte je les trouves bonnes,mais on ne quitte pas un Navire en pleine tempête. Comme Gérard, je pense que nous devons continuer à nous battre à l'intérieur du parti. Nous devons contiuer, afin de retrouver l'unité autour de nos idées et les orientations de la motion C qui sont je le rappelle: Pas d'alliance avec la droite,affirmer le retour de la puissance publique,changer le cous de la constructiion européenne, renouer avec le combat Laïc......... C'est pourquoi mon espoir est de voir Le congrés se rassembler autour de BENOIT HAMON et le désigner comme futur secrétaire national. Le vrai changement  se fait forcément avec les jeunes.     
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B
Salut Gérard,Même position que toi.Ca fait écrire dur sur mon blog.Meilleur souvenirAmitiés socialistesJean-Louis Berland
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J
J'avoue ma totale ambivalence en l'occurence: Si je partage le commentaire de Gérard Contremoulin quant à la "manière" qui consiste à quitter le navire au moment où celui-ci aurait au contraire besoin du poids de tous "à la contre-gîte", je ne peux m'empêcher de penser que l'attitude de Jean-Luc Mélenchon peut avoir ceci de salutaire qu'elle consiste en un électro-choc pour ce qui reste de la gauche du parti tellement mise à mal par la dernière présidentielle et par les déclarations ineptes et contradictoires des tenants de la social-démocratie. Qui vivra verra, dit le dicton, alors je vais me contenter d'être très "british" en la circonstance et tout en continuant d'apporter mon soutien à la motion C; "Wait and see"J-L Abou
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B
Je ne disconviens pas du droit de chacune/chacun, mais je peux aussi faire une remarque qui n'engage que moi, Gérard!Quant à l'argumentation de ce commentaire, je te laisse l'apprécier comme tu l'entends. Pour moi, mon commentaire précédent celui-ci laisse à voir ce que j'en pense  
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