Sarkozy au CRIF : la redoutable absence de Dieu...

Publié le par Gérard CONTREMOULIN


Nicolas Sarkozy précise sa conception de la Laïcité


Nicolas Sarkozy, lors de son discours durant le dîner annuel du Crif, le 13 février 2008. 
REUTERS/Gonzalo Fuentes ¦ Nicolas Sarkozy, lors de son discours durant le dîner annuel du Crif, le 13 février 2008.


Source :
20Minutes.fr, éditions du 13/02/2008 - 23h18


 
Le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juivees de France (Crif) a été l’occasion pour Nicolas Sarkozy, mercredi soir, de préciser sa conception de la laïcité.
«Le drame du XXe siècle, de ces millions d'êtres projetés dans la guerre, la famine, la séparation, la déportation et la mort, n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence.»


Mémoire
Durant le dîner du Crif, Nicolas Sarkozy s'est également prononcé pour que chaque élève de CM2 se voit «confier la mémoire» d'un enfant victime de la Shoah. A lire en cliquant ici...


«Un monde sans Dieu»


«Si les religions sont impuissantes à préserver les hommes de la haine et de la barbarie, le monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir, ne s'est pas révélé tellement préférable», a affirmé Nicolas Sarkozy, dont les discours récents sur la religion, à Rome et Ryad, avaient soulevé la polémique.

«Il n'y a pas une ligne de la Torah, de l'Evangile ou du Coran, restituée dans son contexte et dans la plénitude de sa signification, qui puisse s'accommoder des massacres commis en Europe au cours du XXe siècle au nom du totalitarisme et d'un monde sans Dieu», a également assuré le Président.


Morale laïque et religieuse complémentaires


Regrettant que ses propos sur la religion à Rome et à Ryad, lors de récents voyages, aient donné lieu à des «approximations, amalgames et raccourcis», Nicolas Sarkozy a affirmé: «Jamais je n'ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse (...) Je défends l'idée que les deux morales sont complémentaires.»

«Jamais je n'ai dit que
l'instituteur était inférieur au curé, au rabbin ou à l'imam pour transmettre des valeurs. Mais ce dont ils témoignent n'est tout simplement pas la même chose. Le premier témoigne d'une morale laïque, faite d'honnêteté, de tolérance, de respect. Que ne dirait-on pas d'ailleurs si l'instituteur s'autorisait à témoigner d'une morale religieuse? Le second témoigne d'une transcendance dont la crédibilité est d'autant plus forte qu'elle se décline dans une certaine radicalité de vie», a-t-il jugé.

 

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