Dray quitte Royal ! (1)
"Juju" sort du bois
ON LES SAVAIT distants : ils ne se sont guère parlé depuis la défaite présidentielle. Les voilà aujourd’hui clairement séparés : après avoir été son premier confident, son visiteur du soir, son "marionnettiste" ricanaient même à l’époque les mauvaises langues, Julien Dray a repris son indépendance par une déclaration coup de poing.
Sur le fond, le député de l’Essonne n’a pas tort. Ségolène Royal a bel et bien manqué le coche après sa défaite à la présidentielle. Elle n’a pas pu – ni su – prendre la tête du PS dès le mois de mai pour en devenir la candidate naturelle, comme l’avait fait, en 1995, un Lionel Jospin pourtant battu lui aussi au second tour et sur le même score.
Dray a raison aussi de dire que la soudaine déclaration de guerre de Ségolène Royal rouvre plus de plaies au Parti Socialiste qu’elle n’en ferme. Le prochain congrès est encore loin. Les socialistes, en pleine campagne pour les municipales, ne supportent plus les divisions et les manœuvres d’appareil. Et ce que leur dit Royal aujourd’hui n’est ni assez neuf, ni assez fort, ni assez fédérateur pour emporter leur adhésion.
Ce que Dray ne dit pas, en revanche, c’est que son analyse est aussi tributaire de son ambition personnelle. Si le député de l’Essonne juge inopportune la candidature de Royal au poste de Premier Secrétaire, c’est que depuis 2 mois, il pense sérieusement à la sienne. Convaincu d’avoir passé l’âge de jouer les seconds rôles, persuadé que ses 26 années de parti lui confèrent l’expérience nécessaire, "Juju" s’est enfin décidé à sortir du bois. Avec son fusil et sa cartouchière.
Matthieu Croissandeau
Cette annonce est un non évènement... Dray est coutumier du fait.
Ceux qui s'étaient réjouis de voir Dray les rejoindre après qu'il ait quitté la Gauche Socialiste peuvent aujourd'hui se sentir trahis...
Je les comprends Ô combien !
Mais qui ne s'est jamais senti trahi, un jour ou l'autre, par lui ?
Aujourd'hui, ce sont les "royalistes". Demain... ?
Gérard Contremoulin
Cette annonce est un non évènement... Dray est coutumier du fait.
Ceux qui s'étaient réjouis de voir Dray les rejoindre après qu'il ait quitté la Gauche Socialiste peuvent aujourd'hui se sentir trahis...
Je les comprends Ô combien !
Mais qui ne s'est jamais senti trahi, un jour ou l'autre, par lui ?
Aujourd'hui, ce sont les "royalistes". Demain... ?
Gérard Contremoulin
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