La face carchée de la droite décomplexée :
Une ouverture peut en cacher une autre...
Paul ARIES, directeur du "Sarkophage", extrait du dossier publié dans le sarkophage n°2 en vente dans les kiosques 2 euros jusqu’au 15 novembre...
L’ouverture à gauche n’est qu’une mise en scène savamment entretenue pour masquer une autre ouverture vers l’extrême droite... bien réelle celle là. Sarkozy sait très bien que le débauchage de personnalités issues de la gauche ne peut lui garantir - au delà de l’effet destructeur immédiat sur le PS ou ses alliés- une base politique suffisante pour pérenniser son système. Sa « droite décomplexée » devra bien dévoiler son identité véritable. La fraction de l’appareil « socialiste », acquise de longue date aux vertus du libéralisme, ne représente en effet aucun poids électoral ni avenir politique. Ce débauchage relève de la politique-spectacle telle qu’a pu la pratiquer Mitterrand lorsqu’il nomma au sein du gouvernement de gauche des personnalités du centre droit comme Stoléru, Soisson, Rausch ou Durafour. Sarkozy n’entend nullement s’ouvrir à certains thèmes de gauche comme lorsque VGE imposa contre (une fraction de) sa propre majorité le vote de la loi Veil sur l’IVG grâce aux suffrages des députés « socialo-communistes ». Ceux qui à gauche rejoignent Nicolas Sarkozy se rangent derrière le gouvernement de droite le plus à droite que la France ait connu depuis Vichy.
Le modèle italien Cette gesticulation médiatique sert à cacher une autre ouverture déjà bien engagée vers les idées de l’extrême droite et bientôt vers ses hommes et ses structures. Sarkozy n’a pas seulement siphonné une partie de l’électorat du Front national, il a également pillé les idées de la « droite nationale » en attendant de pouvoir/devoir l’intégrer au sein d’une union de toutes les droites.
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