Successeur de Denis Kessler, Denis Gautier-Sauvagnac...

Publié le par Gérard CONTREMOULIN

 

 


Le maître désormais contesté du patronat de la métallurgie



Source : Les Echos [ 16
/10/07 ]

Ancien haut fonctionnaire puis banquier, Denis Gautier-Sauvagnac est arrivé il y a quatorze ans à l
'UIMM
. Il a gagné ses galons de négociateur social du Medef au départ de Denis Kessler.
 
Lorsqu'il n'était « que » vice-président délégué général de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac s'offusquait quand les journaux le qualifiaient de numéro deux du patronat de la métallurgie. Même si l'organisation comptait, au-dessus de lui, un président en la personne de Daniel Dewavrin, il était en effet celui qui était à la manoeuvre. Cet inspecteur des finances, qui fut notamment directeur de cabinet de François Guillaume au ministère de l'Agriculture, entre 1986 et 1988, puis banquier avant d'arriver à l'UIMM en 1993, est devenu le numéro un officiel en cumulant, depuis le 15 mars, la présidence et la délégation générale de la fédération. Du jamais-vu.

Il est ainsi devenu, à la veille de ses soixante-quatre ans, le maître incontesté de la plus puissante organisation adhérant au Medef, dont il a cultivé les alliances syndicales historiques avec FO, la CFTC et la CGC, tout en trouvant aussi des accords au niveau interprofessionnel avec la CFDT, sur l
'assurance-chômage par exemple.


Présidence de l
'Unedic

Signe de sa puissance, Laurence Parisot, après son élection, avait bien dû se résoudre à composer avec lui. Il est ainsi resté le négociateur social du patronat, des galons acquis sous Ernest-Antoine Seillière, au départ de Denis Kessler du Medef, et confortés par un autre départ, celui de Guillaume Sarkozy. La présidente du Medef aurait aimé que Jean-René Buisson, chargé de la protection sociale, lui dame le pion. Sans succès. A un petit bémol près : Denis Gautier-Sauvagnac doit désormais compter, dans ses délégations, avec les représentants des services, jusqu
'alors quasiment absents.

Ce propriétaire d
'un petit château, qui a fait allonger son nom, jugeant sans doute Gautier trop commun, reste vice-président de l'Unedic, et il est censé en reprendre la présidence au 1er janvier, conformément à l'alternance qui prévaut avec la CFDT depuis 1994. Mais s'il conserve une partie de ses prérogatives de négociateur (lire ci-dessus), il devra composer avec une opposition croissante au sein même de sa fédération, où la crise commence à délier les langues.

L. DE C

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Publié dans MEDEF

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