Médias
MOBILISATION CHEZ LES JOURNALISTES
Interview de David Larbre, membre du Bureau National du SNJ (Syndicat National de Journalistes).
NOUVELOBS.COM | 20.09.2007 | 17:17
C'est la première fois depuis 15 ans qu'un appel au rassemblement de journalistes est lancé. En quoi sommes-nous dans une situation inédite de la presse et des médias ?
Des faits graves se sont accumulés ces derniers mois. L'intervention du Ministère de l'Éducation Nationale pour faire récrire une dépêche AFP, par exemple. La tentative de rachat des Échos par Bernard Arnault, qui aboutit à une situation où LVMH vend le numéro 2 du secteur pour racheter le numéro 1, tout en choisissant son concurrent. Tout est fait pour que ce quotidien ne survive pas. Bernard Arnault, Bouygues etc…tous ces géants industriels possèdent à eux seuls 60% de la presse en France. C'est une situation inconnue dans les autres pays européens ou aux États-Unis. On ne compte plus les émissions arrêtées, les journalistes débarqués, les menaces proférées par le Président de la République. Il faut se rappeler du Journal du dimanche qui s'était interdit de publier une information sur Cécilia Sarkozy.
Vous parlez d'une situation de "république bananière", d'"une extrême gravité". Soyez plus précis ?
Les liens proches entre les entreprises de presse et le pouvoir en place pèsent sur l'information. Il est difficile d'écrire sur le pouvoir ou les proches du pouvoir. Par ailleurs, la presse a une très mauvaise image de marque. Au SNJ, nos enquêtes d'opinion auprès des lecteurs ont montré qu'ils manquaient de confiance et d'intérêt dans ce qu'ils lisaient.
Êtes-vous prêts à aller jusqu' à une grève des journalistes ?
Il est tout à fait envisagé que nous décidions d'une grève. Ça serait une première. Nous ferons une conférence de presse à la suite de notre meeting le 4 octobre, pour annoncer la suite de nos actions. L'enjeu n'est pas corporatiste, c'est un enjeu de société. Nous nous battons pour le droit des citoyens. C'est pourquoi nous les appelons à venir nous rejoindre. Nous avons choisi symboliquement le musée social car il est à côté de l'Assemblée Nationale et il est prévu que des députés, dont certains UMP, nous rejoignent. Ce n'est que la première action d'une longue série à venir. Le 5 novembre, nous allons appeler à une manifestation nationale, le jour de la Journée européenne des journalistes.
Des faits graves se sont accumulés ces derniers mois. L'intervention du Ministère de l'Éducation Nationale pour faire récrire une dépêche AFP, par exemple. La tentative de rachat des Échos par Bernard Arnault, qui aboutit à une situation où LVMH vend le numéro 2 du secteur pour racheter le numéro 1, tout en choisissant son concurrent. Tout est fait pour que ce quotidien ne survive pas. Bernard Arnault, Bouygues etc…tous ces géants industriels possèdent à eux seuls 60% de la presse en France. C'est une situation inconnue dans les autres pays européens ou aux États-Unis. On ne compte plus les émissions arrêtées, les journalistes débarqués, les menaces proférées par le Président de la République. Il faut se rappeler du Journal du dimanche qui s'était interdit de publier une information sur Cécilia Sarkozy.
Vous parlez d'une situation de "république bananière", d'"une extrême gravité". Soyez plus précis ?
Les liens proches entre les entreprises de presse et le pouvoir en place pèsent sur l'information. Il est difficile d'écrire sur le pouvoir ou les proches du pouvoir. Par ailleurs, la presse a une très mauvaise image de marque. Au SNJ, nos enquêtes d'opinion auprès des lecteurs ont montré qu'ils manquaient de confiance et d'intérêt dans ce qu'ils lisaient.
Êtes-vous prêts à aller jusqu' à une grève des journalistes ?
Il est tout à fait envisagé que nous décidions d'une grève. Ça serait une première. Nous ferons une conférence de presse à la suite de notre meeting le 4 octobre, pour annoncer la suite de nos actions. L'enjeu n'est pas corporatiste, c'est un enjeu de société. Nous nous battons pour le droit des citoyens. C'est pourquoi nous les appelons à venir nous rejoindre. Nous avons choisi symboliquement le musée social car il est à côté de l'Assemblée Nationale et il est prévu que des députés, dont certains UMP, nous rejoignent. Ce n'est que la première action d'une longue série à venir. Le 5 novembre, nous allons appeler à une manifestation nationale, le jour de la Journée européenne des journalistes.
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