Depuis qu’il est le candidat de la France pour prendre les rênes du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn n’est plus socialiste : il est compétent !
Assistant à la réunion des ministres des Finances de la zone euro, le 9 juillet, le président de la République, Nicolas Sarkozy, en a convaincu les grands argentiers européens, sensibles aux mérites de l’ancien ministre de l’Economie (1997-1999) : DSK est un expert reconnu, parlant parfaitement l’anglais et l’allemand, et doté d’une stature internationale.
Le voilà désormais adoubé candidat de l’Europe. Jusqu’à présent, c’était un atout décisif : une règle tacite veut que ce poste soit confié à une personnalité du Vieux Continent. Mais certains voudraient la remettre en question, à commencer par le conseil d’administration du FMI réuni le 9 juillet.
Autre handicap de DSK : il est un politique. S’engagera-t-il à accomplir la totalité d’un mandat de cinq ans, ignorant les enjeux électoraux de son pays ? « C’est à lui qu’il faut poser cette question, répond Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances. Quand j’ai accédé à la direction de Baker & McKenzie [cabinet d’avocats d’affaires], on m’a demandé si j’étais disponible pour cinq ans. J’ai dit oui et j’ai respecté mon engagement. »