Conseil National : quelques déclarations

Publié le par Gérard CONTREMOULIN



A l'entrée :


Laurent Fabius, ancien Premier Ministre : "Il faut rassembler les socialistes, on ne peut faire rien si on n'est pas rassemblés. Pour ce travail d'analyse, de rassemblement, de refondation, il faut que tout le monde soit au rendez-vous".
Sur les déclarations de Ségolène Royal : "Je pense que certains se projettent déjà en 2012, mais les Français ne vivent pas en 2012, ils vivent en 2007, ils vivent au quotidien. Il faut avoir des perspectives d'avenir, mais notre rôle est de défendre les Français et de
préparer la suite d'une manière maîtrisée et collective".

Jean-Marc Ayrault, président sortant du groupe socialiste à l'Assemblée : "Il y a un immense travail à faire, on a besoin de tous les concours. Il faut que tous les Français en nous regardant se disent 'ils ont compris le message, ils sont à la hauteur, on peut leur faire confiance'. Ca va dépendre de nous".
Sur l'absence de Ségolène Royal : "On a besoin de vraiment tout le monde,
ce serait pas mal que tout le monde soit là".

Pierre Mauroy, ancien Premier Ministre : "On a besoin d'un retour au calme pour que le Parti Socialiste, autour du Premier Secrétaire, se remette au travail, et prépare cette rénovation, les municipales et son congrès qui aura lieu après les élections municipales.
On ne peut pas en permanence être en campagne, le PS est une grande organisation qui ne sera pas prise d'assaut".

Henri Emmanuelli, député des Landes : "Je pense que ça se passera bien, dans la sérénité et l'efficacité. Je ne suis pas dans la fantasmagorie, j'essaie de rester sur les trottoirs de la réalité.
Ce n'est pas la campagne qui recommence".

Jean-Luc Mélenchon
, sénateur : "Le but de cette matinée, c'est de faire échec à une tentative de putsch. Il faut se donner le temps de réfléchir. La campagne est finie, il faut passer à des choses plus raisonnables, on n'est pas obligé de s'abandonner au sauveur suprême. Cette conception personnelle de la politique, c'est ce que faisait le général de Gaulle, mais ce n'est pas à la portée de tout le monde d'être le Général de Gaulle. Il ne pouvait pas être question ce matin de se laisser faire et de donner gratis le parti".

Vincent Peillon, député européen : "Les socialistes n'ont pas à s'occuper de règlements de compte entre eux. La rénovation ne doit pas être un objet de polémique. Le calendrier ne me pose aucun problème, il ne doit pas être un objet de débat. Le parti doit se projeter dans l'avenir, parler des sujets de fond. La rénovation indispensable se fera dans le temps".


Pendant le Conseil :


François Rebsamen, ex-codirecteur de campagne de Ségolène Royal : "Je souscris à la démarche de François Hollande, c'est un rassemblement de travail auquel aucun responsable socialiste ne pourra se soustraire". "Cependant, il serait curieux de lancer un tel chantier sans consulter les adhérents sur la démarche choisie". "N'ayons pas peur des adhérents, nous en avons besoin pour les élections : ouvrez les portes et les fenêtres, faites les venir !".
Sur Ségolène Royal : "L'état d'esprit de certains responsables au soir du premier tour (…) démontrent combien l'unité et le rassemblement règnent autour de la candidate".
"Il n'y a pas d'élection imperdable".

Bertrand Delanoë, maire de Paris : "Si les Français ne nous ont pas donné de majorité, c'est parce que le peuple ne choisit pas ceux qui ne savent pas choisir". "Entre la nostalgie et le marketing, il y a le socialisme du XXIème siècle". "Notre voie, nous ne la trouverons ni dans les concepts d'un autre temps, ni dans les formules qui masquent l'absence de fond, ni même dans des synthèses qui ne seraient pas le produit d'un vrai accord, construit dans l'exigence". Il a dit souscrire "pour l'essentiel" au calendrier proposé par François Hollande, affirmant qu'on ne pouvait trouver "en quelques mois" ce que les socialistes cherchent "depuis 5 ans".

Jean-Louis Bianco, ex-directeur de campagne de Ségolène Royal, a relevé "des discours incantatoires", "de petits règlements de compte" et des "sifflets stupéfiants" lorsque François Rebsamen a demandé une ouverture du parti à de nouveaux militants, "comme si le PS était une secte". Il a justifié l'absence de Ségolène Royal par le fait que l'enjeu "est sur le terrain", et non à ce Conseil National.

Jean-Luc Mélenchon
, sénateur et un des plus vigoureux opposants à Ségolène Royal : "Le PS a sauvé les meubles et le putsch a été avorté". "Tout le monde a payé pour voir, c'est le retour dans un univers normal".

Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, proche de Dominique Strauss-Kahn : "Grâce à cette décision du Conseil National(l'adoption du calendrier proposé par François Hollande), les enjeux de personnes n'ont plus de cadre pour s'exprimer".
Publicité

Publié dans Parti socialiste

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article