Sur RTL :

Publié le par Gérard CONTREMOULIN

Royal rejette le SMIC à 1.500 euros et les 35 heures



RTL 20/06/2007 20h08 

 

Nouveau coup de tonnerre sur la planète PS.
L'ex-candidate du PS à la Présidentielle a affirmé mercredi au cours d'une émission télévisée que le SMIC à 1.500 euros brut dans 5 ans ou la généralisation des 35 heures "n'ont pas du tout été crédibles" pendant sa campagne.

"Le SMIC à 1.500 euros brut dans 5 ans ou la généralisation des 35 heures sont 2 idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans le pacte présidentiel, et qui n'ont pas été du tout crédibles".

Un constat qui sonne comme une déclaration de guerre au sein du PS ou, plus grave encore, comme le reniement de la campagne de Ségolène Royal. En effet, le SMIC à 1.500 euros, comme la question des 35 heures (qu'elle ne voulait pas généraliser mais négocier avec les partenaires sociaux), comptaient parmi ses propositions.
Mais la présidente de Poitou-Charentes tient à se dédouaner.

"Moi-même j'avais un doute là-dessus",
a-t-elle expliqué dans l'émission "Questions d'info". Elle a expliqué avoir défendu ces mesures "par cohérence avec le projet socialiste".
"Le SMIC à 1.500 euros était une idée phare de Laurent Fabius", a noté Ségolène Royal.

A 3 jours d'un Conseil National capital sur la refondation du PS, Ségolène Royal, qui ne cache plus son ambition de s'emparer de la tête du parti, a sonné la charge. "Il faut tout revoir de fond en comble", a-t-elle tonné. Prenant les militants à témoin, elle a préconisé qu'un référendum interne soit organisé au PS. Ses partisans le voudraient avant l'été.



Doit-on y voir l'amorce d'un contre programme ?

"Madame" Royal choisit décidément ses plans médias avec la volonté de poursuivre le brouillage du projet socialiste !
Et elle choisit judicieusement ses thèmes pour cela. 

Il va bien falloir que les militants tranchent. Rejoindre la social démocratie européenne (qui est sur la même ligne de renoncement qu'elle) ou affirmer la volonté de rupture avec le libéralisme et promouvoir la répartition des richesses produites par les salariés de ce pays. Face à Sarkozy, il n'y a plus à tergiverser. Il faut comprendre que le sursaut du 17 juin est dù à l'affirmation de notre identité.

J'ai déjà dit, ici, que la dynamique créée à la suite de l'habileté de Fabius contre Borloo avait réussi à déclencher la remobilisation de notre électorat. Ce qui donnait, a posteriori, quelques regrets. Royal en se dédouanant du projet socialiste avoue son appétit pour le libéralisme pseudo social. Il faut en prendre acte, collectivement !

Gérard Contremoulin
Publicité

Publié dans Parlons de ...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article