La "France d'Après" se met en place !
6h10, gare de Vernon, ce matin.
Drôle de spectacle ce matin, gare de Vernon.
Nous avons rendez vous pour une distribution de tracts pour la candidature Catherine PICARD - Laurent LONGET. Le comité d'accueil est là, mais pas pour nous...
"La France d'après" est arrivé !
- 7 contrôleurs SNCF barrent l'acès aux quais,
- un peu en retrait, 7 agents de la brigade ferroviaire,
- et 8 fonctionnaires de police, dont on apercevra ultérieurement les gilets pare-balles !
Pas moins de 22 agents, en uniforme, pour filtrer les voyageurs ! Il manque probablement à cet inventaire 3 ou 4 fonctionnaires de police en civil. Non seulement contrôle des billets, mais aussi contrôle de "certaines" identités.
Un véhicule de police est garé entre le parking et le distributeur automatique de billets, bien visible. De l'autre coté, un fourgon de police bloque la sortie de la voie de dépose rapide, juste devant la gare, créant un bel embarras pour les conducteurs habitués à accompagner un voyageur. Tout cela dans l'atmosphère toujours un peu "précipitée" de ce genre de situation. Ca bougonne dans les voitures...
Je ne sais pas pourquoi, mais le spectacle d'une concentration d'uniformes me provoque toujours un malaise certain. Syndrôme mai 68 (j'avais 20 ans...) ? Je ne suis pas bien certain d'être le seul, ni que ce soit spécifique de cette époque ! La découverte que les policiers portent leurs gilets pare-balles ne fera que rajouter à ce malaise. D'ailleurs, me voyant les observer, certains auront un regard plutôt gêné.
Plus tard, sur France Inter, Michèle ALLIOT-MARIE, nouvelle ministre de l'Intérieur, pérore sur la nouvelle habitude qu'il faut donner aux français de "vivre en sécurité"... Tu parles !
Pourtant, de tels déploiements de forces risquent de se multiplier. Nous entrons dans une drôle de période où, au contraire de la règle de droit qui veut que tout citoyen est présumé innocent jusqu'au moment où l'on fait la preuve de sa culpabilité, chacune et chacun apparaît comme un coupable "en puissance" au yeux de son voisin ! Terrible "révolution" dans la conception du "vivre ensemble" que cette conception très sarkosiste de la sécurité. Pasqua disait en son temps qu'il fallait "terroriser les terroristes". Soit. A la condition que cela ne délite pas la citoyenneté, que cela ne crée pas un réflexe de culpabilité potentielle de l'autre par rapport à soi. Cest non pas "vivre en sécurité" cela, mais plutôt "vivre en insécurité". Et chaque fois que ce processus s'est enclenché dans l'histoire, il a toujours préfiguré des régimes autoritaires.
Et le contexte de cette campagne électorale n'arrangera rien.
Car c'est bien ce processus qu'il faut stopper net ! Et il n'y a qu'un seul moyen maintenant, c'est de former une majorité de gauche à l'Assemblée nationale, obligeant ainsi le président de la République à changer de gouvernement...
Si tel n'était pas le cas au soir du 17 juin prochain, alors le président aurait les mains libres.
Est-ce cela que vous souhaitez ?
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