De la démagogie...
Tactique de Nicolas Sarkozy : le bouc émissaire...
Ce soir encore, je ne dors pas. Je me repasse le film. J’essaie de comprendre ce qui nous est arrivé, ce qui nous arrive. Tout est si étrange depuis dimanche. Le Fouquet’s, le yacht, la commémoration de l’abolition de l’esclavage, Versailles, Allègre, Kouchner – et Cécilia qui ne vote pas... Drôle de ballet, où tous les points de repère sont systématiquement retournés, inversés, invalidés. Comme si nous devions apprendre à nous en remettre, corps et âme, à la seule loi de l’apprenti sorcier.
Qu’est-ce qui fonde mon sentiment qu’un démocrate est forcément ulcéré par les positions d’un Sarkozy ? Qu’il ne s’agit pas d’un politicien comme un autre ? Je crois que j’ai trouvé. C’est Miller et Véronis qui m’ont mis sur la voie. Le premier en pointant l’usage de l’implicite, le second en mettant en exergue la figure de l’assisté. Le principe de base de Sarkozy, on pourrait l’appeler la « bouc-emissarisation ». Un problème ? Un bouc émissaire. Celui sur le dos duquel on charge tous les péchés de la société, avant de le chasser du clan. L’immigré clandestin, le chômeur profiteur, la racaille des banlieues, le criminel multirécidiviste, le pédophile violeur, sans oublier mai 1968...
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Cette analyse est une contribution utile à la compréhension du processus qui a porté au pouvoir Nicolas Sarkozy. Raison de plus pour ne pas relâcher nos efforts pour former une majorité à l'Assemblée nationale. Bon courage.
Gérard Contremoulin