Le vent et la girouette
Assez !
Soyons clairs : sauf à être suicidaire ou à trouver du plaisir dans la souffrance de l'auto flagellation, les débordements actuels des dirigeants socialistes sont totalement inacceptables !
En livrant aux médias leurs états d'âmes ou leurs fantasmes de carrières, ils font preuve d'une très grande irresponsabilité ! Les militants ont une autre priorité : celle de former une majorité de gauche à l'assemblée nationale. Et nous n'avons que 23 jours pour le faire. Alors, de grâce, laissez nous travailler !
Nous n'en publierons AUCUN dans cet intervalle ! Mais nous savons quoi en penser…
La réussite de Nicolas Sarkozy, lorsqu'il rassemble son camp, est d'autant plus probante que celui de ses adversaires montre sa grande fragilité politique. Dans la France de la 5° République, il n'y a que deux camps : celui qui gagne la présidentielle et celui qui la perd. Un point c'est tout. Qu'il soit nécessaire de modifier les institutions, c'est bien certain. Mais aujourd'hui, ne prenons pas nos désirs pour la réalité, nous sommes toujours dans ce système. Et pour cinq années encore…
Vous aurez remarqué que Nicolas Sarkozy a rendu un (bref) hommage à François MITTERRAND. Gageons qu'il pensait surtout au rassembleur du Parti socialiste d'Épinay, exercice qu'il a lui-même réussi avec sa propre famille politique.
Les débats entre socialistes viendront en leur temps. Et nous y prendrons toute notre part car les bilans sont toujours des enjeux : soit pour les dresser, soit pour ne pas les dresser, soit pour en donner une version convenue… Nous savons cela. La période qui s'ouvrira après les législatives sera éclairée par leurs résultats. N'écrivons pas l'histoire par anticipation… Mais nous savons, d'ores et déjà, qu'ils devront aller au fond. Refonder n'est pas droitiser, disait Laurent Fabius. Les agitations sournoises des uns et des autres, les Iagos n'engagent qu'eux-mêmes, même si l'image qu'ils donnent de la politique est dévastatrice.
"Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent" disait Edgar Faure, qui en savait long sur le sujet. Nous n'aimons pas cette phrase. Elle traduit une posture vénale de la politique que certains ont apparemment adoptée. Nous nous en souviendrons.
Pour l'heure, n'oublions pas les attentes sociales de nos concitoyennes et de nos concitoyens auxquelles nous DEVONS répondre. C'est notre seule priorité dans les semaines qui viennent.
Gérard Contremoulin
Publicité