Les syndicats chez Sarkozy

Publié le par Gérard CONTREMOULIN

 

 

 

Les syndicats chez Sarkozy pour parler de méthode

Nicolas Sarkozy "nous a affirmé qu'il ne voulait pas mettre les organisations syndicales en difficulté", a annoncé François Chérèque, premier reçu lundi.

 

Avant d'être officiellement investi Président de la République, Nicolas Sarkozy rencontre déjà les leaders syndicaux. François Chérèque, le chef de file de la CFDT, a ouvert le bal à 8h30. "Aucun sujet n'a été abordé sur le fond, nous étions uniquement sur la méthode de travail" et Nicolas Sarkozy "nous a affirmé qu'il ne voulait pas mettre les organisations syndicales en difficultés", a indiqué à sa sortie le leader syndical en soulignant qu'une telle rencontre avec un Président élu constituait "une première". Sur la poursuite des échanges initiés ce lundi, François Chérèque a précisé : "Nicolas Sarkozy va nous recevoir officiellement dans les 10 jours suivant sa prise de fonction à l'Élysée. Nous, syndicats, serons tous la semaine prochaine à Séville pour le congrès de la Confédération Européenne des Syndicats jusqu'au jeudi 24 mai. Les rencontres pourraient donc avoir lieu le vendredi (25) ou le lundi (28 mai)".

Les syndicats mettent en garde contre la tentation d'un "passage en force" sur des sujets sensibles comme les retraites ou le service minimum.

Deuxième représentant syndical reçu par Nicolas Sarkozy, Bernard Van Craeynest, représentant de la CGC, a suivi François Chérèque à 10 heures, avant que Laurence Parisot, présidente du MEDEF, ne lui emboîte le pas à 11 heures. Puis ce sera le tour de Bernard Thibault (CGT) à 12h30, de Jean-François Roubaud, président de la CGPME, à 15h30, avant Pierre Martin, dirigeant de l'UPA (artisans) à 16 heures. Une série d'entretiens qui se poursuivra mardi avec le leader de FO, Jean-Claude Mailly, à 11 heures, qui sera suivi à midi par Jacques Voisin, président de la CFTC, et une demi-heure plus tard par Alain Olive, secrétaire général de l'UNSA.

 

Au menu : retraites, service minimum dans les transports...

La série d'entretiens entamée ce lundi est dans la droite ligne de ce que Nicolas Sarkozy avait annoncé pendant la campagne électorale : il avait indiqué avant le second tour qu'il recevrait "la première semaine" après son élection "les partenaires sociaux pour préparer 4 grandes conférences : sur la démocratie sociale, la parité des salaires hommes-femmes, le contrat de travail unique et le pouvoir d'achat, et les 35 heures". Et son probable futur Premier Ministre François Fillon avait indiqué, le 30 avril, que les premières rencontres devaient servir à "fixer la méthode, l'agenda et le calendrier" des réformes qu'il envisageait en cas d'élection.

 

Les rencontres se déroulent dans les locaux provisoires du Président élu, au 35 rue Saint-Dominique, à Paris. Aucun ordre du jour n'a été présenté aux confédérations syndicales. Mais des dossiers lourds sont déjà sur la table. Dès le lendemain de son élection à l'Élysée, les syndicats ont prévenu Nicolas Sarkozy qu'ils le jugeraient "sur les actes", l'avertissant que toute précipitation ou "passage en force" sur les sujets sensibles (service minimum, retraites...) risquaient de se solder par "un effet boomerang".

 

Pour sa part, avant le premier tour, Nicolas Sarkozy avait martelé son intention d'instaurer par la loi, dès juin, un service minimum dans les transports en cas de grève. Il s'était ensuite fait plus prudent, annonçant une loi "avant décembre 2007" si le Ministre des Transports et les syndicats n'avaient pas trouvé d'accord sur le sujet avant début septembre. Sur les retraites, il veut "réformer les régimes spéciaux" dès 2008, et sur les 35 heures, il prévoit une loi de détaxation des heures supplémentaires dès cet été.

 

Source : LCI

 

 

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Publié dans Vie syndicale

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M
on se réjouirait de voir des syndicats ne vivant que grâce aux dons qui leur sont octroyés par les sympatisants, ces guignols ne sont pas représentatif du peuple. Ce sont des has been qui nous ridiculisent sur la place internationale !
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