Appel à la Gauche antilibérale
COMMUNIQUE DE PRESSE
POUR QUE LA GAUCHE ANTILIBERALE DISE ENSEMBLE :
Il faut battre Sarkozy en votant Ségolène Royal » !
Clémentine AUTAIN (féministe, élue de Paris app. PCF)
Éric COQUEREL (président du MARS Gauche Républicaine)
Claude DEBONS (ex-coordinateur des collectifs du 29 mai)
François LABROILLE (élu régional IDF Alternative citoyenne)
Roger MARTELLI (PCF, communiste unitaire)
Christian PICQUET (LCR unitaire)
Catherine TRICOT (communiste unitaire)
La « drôle de campagne » est terminée. Nous connaissons maintenant l’enjeu du 2ème tour. Pour nous il est clair : il faut battre Nicolas Sarkozy, incarnation d’une droite libérale, atlantiste, autoritaire qui annonce une rupture avec ce qu’il subsiste des conquêtes sociales et démocratiques arrachées depuis la Libération. Même si nous considérons que le « pacte présidentiel » n’est pas la réponse aux attentes du peuple de gauche, nous appelons donc à voter pour Ségolène Royal.
La gauche antilibérale divisée n’a pu s’imposer comme un acteur essentiel de cette élection. Il lui revient aujourd’hui de prendre ses responsabilités pour contribuer à battre la droite au second tour. C’est pourquoi nous nous adressons à toute la gauche de gauche - des socialistes du « non » à l’extrême gauche - qui avait mené unitairement la campagne contre le traité constitutionnel européen. Nous lui proposons de se retrouver à l’occasion d’un grand meeting commun à Paris, et de réunions du même type partout en France, pour appeler à battre la droite sur la base des exigences et des valeurs de transformation sociale qui forment son patrimoine commun.
Nous savons que les discours d’Olivier Besancenot, José Bové, Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon, des animateurs de la campagne du Non dont nous fûmes, et de bien d’autres encore seront divers.
Mais nous ne doutons pas de l’efficacité, pour mobiliser toutes les énergies à gauche, de ce qui serait l’une des initiatives les plus significatives de l’entre-deux tours. Voilà bien le minimum que nous devons à notre peuple.
Parce que nous sommes certains que le message qui nous est commun - la gauche ne doit pas s’adapter au libéralisme mais le combattre - est le plus sûr moyen de battre la droite. Et que, dans l’avenir, quel qu’il soit, nous serons plus efficaces à le porter ensemble que séparément, si possible dès les élections législatives.
Dimanche 22 avril 2007, 20h30.
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